AVESNES-Pygmalion

Cet immeuble commercial à l'enseigne "A PYGMALION" était tenu au début du XXe siècle par les époux Danneville-Grafein. C'était un magasin à la fois de Bonneterie (Hommes et dames), nouveautés, confection, soieries, blanc et articles de travail. A cette époque les commerces changent peu de propriétaires, c'est en général une affaire familiale tenue le plus souvent par un couple dont l'épouse est entièrement subordonnée à son mari qui, en contrepartie, lui doit protection. À moins de devenir veuve, l’épouse du commerçant ou de l’artisan n’est qu’une aide familiale  "invisible" au regard de la loi, sans aucun statut ni salaire. Souvent les enfants sont mis à contribution, et ceci dès leur plus jeune âge. Ils apprennent ainsi le métier "sur le tas". A la campagne, ils sont employés aux travaux des champs, à la ville, ils aident leurs parents artisans ou commerçants. Le travail se fait en famille et par la suite, ils exercent souvent le métier de leur père : Commerçant, artisan, paysan, maçon, ouvrier... D'autres  enfants, issus de familles nombreuses, sont placés comme commis  dans des fermes, chez des commerçants ou chez des patrons.

AVESNES-Rue Gossuin

Le même endroit aujourd'hui. Après plus d'un siècle d'existance, ce magasin est toujours présent au même endroit, face à la S/Préfecture. Il a bien sûr changé d'affectation et subi quelques transformations mais demeure parfaitement entretenu. Sa présence témoigne d'une architecture commerciale passée.