Capture d’écran (18)

Ci-dessous une vidéo réalisée par Noréade nous en dit plus : 

Bientôt une usine de traitement des eaux d’exhaure provenant des carrières de l'Avesnois ?

Selon un article récent du quotidien régional "La Voix du Nord", le projet d’exploitation des eaux d’exhaure (1) est plus que jamais d’actualité. Les études sont terminées et une convention de partenariat a été signée entre Noréade et l’Union nationale des industries de carrières et matériaux de construction (UNICEM). Un dossier technique a été déposé à l’Agence régionale de santé (ARS) pour solliciter l’expertise d’un hydrogéologue. Sur un plan présenté lors de la réunion d’information ce mercredi à Avesnes-sur-Helpe, des «  points de prélèvement » semblaient se confondre avec les (anciennes) carrières de Dompierre et de Saint-Hilaire. Des rectangles représentant une « cuve » et une « usine de traitement » figuraient sur ce même document au nord de la D962 entre Marbaix et Avesnes-sur-Helpe, à proximité des carrières.

(1) Eaux que les carriers pompent du fond des fosses afin de pouvoir travailler au sec ; un mélange d’eaux souterraines et de ruissellement. 

A la lecture de tous les reportages et communiqués qui ont été publiés, j'ai souhaité contacter un spécialiste local. Voici ci-dessous sa réponse concernant cette autoroute de l'eau :

" Il est bien évident qu’à terme tous les carriers sont impliqués car c’est dans leur intérêt de pouvoir s’approfondir davantage, comme dans le Tournaisis, sans avoir à payer des redevances pour prélèvement d’eau de “nappe” à l’Agence de l’Eau, puisqu’ils fourniront aux distributeurs de l’eau potabilisable.

Les risques sont de 2 ordres :

- sur le plan sanitaire si l’on ne déconnecte pas les eaux superficielles des eaux souterraines autour des sites carriers.

- sur le plan biodiversité si l’on assèche nos cours d’eau (ex l’Helpe majeure en amont du moulin de Wallers à partir du Hututu) et que les restitutions sont insuffisantes.

Première étape de cette interconnexion : Bachant-Haut Lieu (carrières Eurovia et Eiffage)

Il est à craindre que dans le cadre du pacte et d’un accord UNICEM-NOREADE les enquêtes publiques ne soient pas nécessaires, puisque le carrier fournira l’eau potabilisable aux points de captages anciens détruits par l’approfondissement des fosses, comme c’est le cas à Glageon, à Wallers et demain à Baives. 

Au nom de la “Solidarité nationale” les habitants de l’arrondissement vont avoir à payer les interconnexions nécessaires pour réalimenter des points de captages qu’on leur a détruit et permettre l'envoi plus à l'Ouest par l'autoroute de l'eau, des “surplus” que NOREADE jugera nécessaires."

Toujours selon La Voix du Nord, M. Le Sous-Préfet d'Avesnes sur Helpe s'est inquiété de savoir si on pouvait

 aussi faire descendre de l’eau du nord du Nord vers le sud du Nord ?

La réponse est oui, mais pour l’instant aucune installation ne serait en place pour remonter de l’eau vers l’Avesnois.

« Est-ce que la solidarité marchera dans les deux sens ? » veut savoir le sous-préfet. Le président de Noréade Paul Raoult répond que oui… « encore faudrait-il qu’il y ait assez d’eau à l’ouest pour l’envoyer à l’est. »

 (A suivre ...)