PARIS-14 Rue de Langeac

C'est au rez de chaussée de cet immeuble situé au 14 Rue de Langeac à Paris qu'habitait mon oncle et ma tante maternelle qui était aussi ma marraine. Dans les années 50, notamment à l'occasion du Salon de l'auto en octobre, mes parents se rendaient chaque année à Paris pour 2 ou 3 jours et hébergeaient chez eux. Cet appartement se situait idéalement près de la rue de Vaugirard, pas très loin de La Porte de Versailles. A cette époque, le Salon de l'auto se déroulait au Grand-Palais. A cette occasion mon oncle et ma tante nous réservaient à chaque fois des places de spectacles dans des grands théâtres (Châtelet, comédie Française) mais  aussi dans les plus grands cinémas de la capitale (Gaumont-Palace, Rex) et parfois aussi dans des petits cinémas de quartier dans lesquels j'ai le souvenir qu'il existait encore des loges. C'est aussi dans ces belles années que j'ai découvert mon premier restaurant "self-service", ce qui fut pour moi une extraordinaire expérience.

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Ici un de mes frères photographié devant l'immeuble. A cette époque, beaucoup d'immeubles et monuments sont noircis par la pollution et j'ai le souvenir qu'à chaque fois que je venais, surtout au début des années 60, énormément de façades d'immeubles mais aussi des monuments étaient en travaux pour ravalement avec le bruit insupportable des compresseurs de cette époque. La photo ci-dessus témoigne  de cette noirceur liée à la pollution par comparaison avec la première photo beaucoup plus récente.  

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Marraine Léonne (prénom donné par mon grand-père Léon Sauvage) avait eu deux filles qui s'étaient mariées et habitaient elles aussi à cette époque en région parisienne.  Ma soeur Monique au centre et mes deux cousines Mireille et Jacqueline en 1949.

 Le Paris de cette époque tel que je l'ai connu dans les années 50  :

PARIS-Salon de l'auto au Grand Palais

Le Salon de l'auto au Grand Palais vers le milieu des années 50.

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  PARIS-Années 50

PARIS-Parvis de ND en 1960

Sur cette très belle photo du milieu de années 50, on remarque la noirceur des édifices publics et religieux. La pollution atmosphérique a noirci un grand nombre d'entre-eux. Il faudra attendre le début des années 60 pour voir enfin des travaux de ravalement sur la quasi totalité des monuments publics et immeubles remarquables, ceci à l’initiative du ministre chargé des Affaires Culturelles de l'époque : André Malraux. (Voir la vidéo ci-dessous) : 

 

   En 1957 j'ai onze ans et ma marraine pourtant gravement malade se déplacera à Trélon pour ma communion solennelle. Elle m'offrit à cette occasion ma première montre. Elle décéderas peu de temps après. Elle est enterrée au cimetière de Thiais.