10 juin 2012

WIGNEHIES - La Grand'Rue

 WIGNEHIES-La Grand'rue (2)

Cette cpa (rare) vers 1910 n'a d'autre intérêt  que la présence d'une succursale du Familistère. L'enseigne "Familistère" fut créée par les Docks Rémois qui regroupait plusieurs grossistes de Reims (1887). En 1914, on dénombre 850 succursales dont 34 à Reims.


Une vitrine d'épicier dans le Nord de la France ***

 FOURMIES3

"Jusqu'au siècle dernier, il y avait en France un foisonnement de magasins d'alimentation tenus par de petits commerçants établis à leur compte. il faut faire un gros effort d'imagination pour se représenter comment on comprenait à cette époque, le commerce de l'épicerie. On grillait le café devant la porte, on cassait le sucre moulé en pains coniques. Le sel, les cristaux de soude étaient extraits de sacs de 50 ou 100 kilos avec une pelle en bois. Les légumes secs, les graines, les pâtes alimentaires étaient exposés à la poussière dans des casiers en bois, devant les comptoirs, ou les enfants s'amusaient à mélanger les lentilles avec les haricots et l'avoine avec les pois cassés. Le vin, l'huile et le vinaigre étaient tirés au tonneau ou au fût. L'agencement du magasin était souvent rudimentaire et les rayonnages s'élevaient jusqu'au plafond. Il y avait partout des tiroirs fourre-tout, où les marchandises étaient cachées et hors de la portée des clients. Tout cela était difficile à entretenir et ce devait être le règne de la poussière et des toiles d'araignée. C'était probablement très pittoresque, mais cela manquait certainement d'ordre, d'unité, de propreté, d'organisation et, à plus forte raison... de productivité. Ces épiciers vendaient cher, parce qu'ils se réapprovisionnaient par petites quantités. Leurs frais généraux étaient lourds. Les prix qu'ils pratiquaient étant fonction des frais généraux.

La formule des grands établissements à succursales multiples est sortie de ce chaos à la fin du siècle dernier. Le nouveau système de vente est dû à l'esprit d'entreprise d'une poignée d'hommes actifs et avisés de l'époque. Il s'est échappé du foisonnement de ces petites boutiques et de la multitude des propriétaires (marchands et commis) qui en assuraient la marche. Ces hommes d'avant-garde ont eu l'idée géniale de grouper un certain nombre d'épiceries, de les transformer toutes sur le même modèle, de les soumettre à une même organisation. Le résultat ne s'est pas fait attendre. Les promoteurs se sont vite rendu compte qu'ils réalisaient d'importantes économies sur l'achat des marchandises, qu'ils augmentaient leur chiffre d'affaires et qu'ils réduisaient les frais généraux, et c'est là que réside le secret de la réussite des sociétés à succursales multiples." (Histoire du Goulet Turpin :  http://www.leroy-goulet-turpin.com/index.php?p=histoire)



22 janvier 2012

FOURMIES - La Rue Gambetta

FOURMIES-Rue Gambetta

C'est le bas de cette rue que nous découvrons au début du XXe siècle.

FOURMIES-Rue Gambetta3

A peu près à la même époque on peut voir que l'immeuble situé dans le virage est devenu un magasin de confection et tissus. L'autre immeuble à l'extrême gauche est une succursale du Familistère de Reims (Docks Rémois)

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Une autre cpa nous montre une chapellerie et un magasin de mode (Lacroix) dans la première moitié du XXe siècle.

FOURMIES-Rue Gambetta (2)

Vers le début des années cinquante on découvre sur la droite une boucherie (Bruneau) et juste au dessus une succursale des Docks du Nord.

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Sur cette photo d'aujourd'hui les immeubles ont bien sûr changé d'affectation. Le magasin de mode est devenu une succursale des Pompes Funèbres Générales et à la place du Familistère on trouve une Pizzéria. A noter que ces deux immeubles ont tous les deux perdu leurs jolis balcons.

05 septembre 2011

AVESNES SUR HELPE - La Rue Victor Hugo

AVESNES-Rue V

La Rue Victor Hugo rejoint la Place du Général Leclerc. On découvre cette rue très commerçante vers 1959. J'ai daté cette cpa grâce à la présence de trois automobiles : Une Panhard PL 17, une Dauphine Renault et une Versailles. De chaque côté de la rue on peut voir des succursales des Docks du Nord et du Familistère qui étaient des épiceries.

AVESNES-Rue V

La même rue aujourd'hui, les commerces sont toujours présents, ils ont simplement changé d'enseigne. Le magasin des Docks du Nord est devenu la boutique d'un photographe, et le magasin Familistère le Café de la Paix.