27 janvier 2016

FOURMIES - Guerre 14-18

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FOURMIES-Dessin allemand 1915

Ce dessin a été réalisé en 1915 par un soldat allemand lors de l'occupation allemande de Fourmies

Lien connexe :

FOURMIES - Eglise Notre-Dame de Trieux - CHRISNORD TRELON (Nord)

A l'origine ce n'est qu'une chapelle provisoire qui sera érigée en même temps que l'église Saint Pierre en 1860 La Chapelle ND du Défriché...

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27 mars 2014

AVESNES SUR HELPE - Guerre 14-18 ***

AVESNES-Carte-photo allemande

Voici une nouvelle carte-photo allemande rare qui nous montre un poste de garde durant l'occupation. Celui-ci se situait route de Sains du Nord, à hauteur de la rotonde. Durant cette période les entrées de la ville étaient particulièrement surveillées et les contrôles étaient très stricts. A cet endroit, une barrière avait même été installée. 

26 mars 2014

AVESNES SUR HELPE - Guerre 14-18 ***

AVESNES-Carte-photo allemande 1

Dans la série que je vous propose, cette nouvelle carte-photo allemande très rare est sans doute la plus extraordinaire. La scène se passe à la rotonde d'Avesnes. On imagine bien que cette prise de vue n'est pas un instantané et a été soigneusement mise en scène par les autorités d'occupation. Derrière la calèche du Major Von Mehring, gouverneur-militaire de la place d'Avesnes, on peut voir l'éléphant prénommé Jenny dont j'ai déjà évoqué l'existance dans d'autres articles (voir liens).

AVESNES-Kommandantur

A Avesnes-sur-Helpe, en 1917, il y a un commandant-colonel, un adjoint-lieutenant, 21 sous-officiers et soldats et divers fonctionnaires pour les hôpitaux, les magasins ou les comités économiques. La police est assurée par la gendarmerie. Chaque Kommandantur dispose d’un poste composé de quelques gendarmes, encadrés par un sous-officier. Ils sont chargés de la circulation, prêtent main-forte lors des réquisitions, répriment les fraudes et surveillent la population. Dans les villes, la police militaire composée de soldats inaptes au front, assiste la gendarmerie. Dans les campagnes, une garde auxiliaire est chargée de la police des champs. Les contrevenants passent devant le tribunal de police, ou Polizeiamt, que préside un juge, fonctionnaire professionnel. C’est là que sont payées les multiples amendes sanctionnant les infractions. (chemins de mémoire Nord-Pas-de-calais)

AVESNES-Guerrre 14-18

Cette autre photo *** inédite, sous l'occupation, fait partie des archives fédérales allemandes. Elle nous montre une partie de la Place d'Armes près de la Kommandantur.

Liens connexes :

 http://chris59132.canalblog.com/archives/2013/05/17/27177190.html

 http://www.1914-1918.be/elephant_jenny.php

25 octobre 2012

L'Avesnois sous l'occupation allemande

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J'ai publié nombre de documents relatifs à cette occupation, particulièrement sur Avesnes, mais les récits  sont rares. C'est pourquoi je vous propose aujourd'hui des extraits de  "La gazette des Ardennes". C'était un journal de propagande allemand  en zone occupée et dans les camps de prisonniers (France, Belgique). De nombreuses listes de prisonniers et de blessés rapatriés y étaient diffusées. Le siège se situait à Charleville.

Les contrebandiers d'Ohain, Glageon et son cirage, Glageon-Couplevoie et son champion de tir, un médecin rarissime à Trélon ... autant d'anecdotes sur notre région durant l'occupation allemande ...

AUTOUR DE TRELON (Nord).

"Une course, si rapide fût-elle, à travers la zone industrielle comprise entre l'Avesnois, la Thiérache et la frontière serait incomplète sans une visite à Trélon, chef-lieu du canton, étape obligée entre Fourmies et la Belgique. Ici encore, nous sommes dans la zone purement industrielle, tirant en temps de paix un appréciable revenu de ses filatures, tissages, verreries. Tout cela à l'heure actuelle est mort et rien ne saurait donner la précise image de l'engourdissement de cette contrée. Le calme s'accentue par le fait que nous entrons dans la zone des grands bois et des forêts qui s'épanouissent au coeur d e la Belgique et se ramifient jusqu'à la Sambre, jusqu'à la Meuse par de sombres coulées de sapinières. Couplevoie qui, en regard de certaines autres régions françaises, mériterait une mairie n'a pas d'histoire. Ses habitants cependant nous font remarquer avec orgueil que cette demi-commune a donné le jour au commandant Moreau, champion de tir au revolver et au canon.

Mais voici Glageon, centre industriel comportant filatures, tissages, peignages, carrières, soieries et une certaine fabrique de cirage qui a connu, durant la guerre, une gloire incontestée. C'est elle qui nous a donné  " Le Rêve "  en boîtes couleur d'espérance, le seul produit qu'aient utilisés des milliers de souliers d'occupés. "Le Rêve" mérite sa place au livre d'or de l'occupation ! (Réclame non payée). Pour en revenir à des choses d'une importance plus générale, disons que la physionomie du terroir de Glageon apparaîtra facilement quand nous aurons dit que tout ce qui n'est pas l'agglomération comprise entre l'Helpe et le Rieux minuscule est bois et pâtures. L'histoire de guerre de Glageon tient en peu de mots : il ne s'est rien passé; ce centre n'ayant de viabilité qu'horizontalement, si on peut ainsi dire. L'exode y fut relativement peu important. Sur 2847 habitants composant en paix, Couplevoie compris, le chiffre de la population, 2710 sont restés à leurs foyers ou l'ont retrouvé après quelques jours d'errances. Hâtons-nous d'ajouter que ce recensement de guerre comprend la totalité d'évacués. Cependant l'exode n'a guère dû dépasser 10 %. De même que Trélon, sa soeur jumelle, la commune de Glageon a connu bien des heures rouges. En 1543, les troupes de François Ier, commandées par Bonneval, tombent sur le château-fort, le brûlent, pillent la contrée et la laissent huit ans aux mains des pires aventuriers. Henri II reprend l'ouvrage fortifié et le nettoie d'une façon radicale : en ne laissant âme qui vive de ses occupants. L'année suivante, revanche des franches compagnies qui s'emparent du château et n'en laissent plus une pierre. A peine est-il réédifié que Turenne en marche l'enlève en 1637, le reprend d'assaut en 1665 et le rase. Le malheureux château, moins heureux que Phoenix n'a jamais pu renaître de ses cendres, au point qu'aucun des Glageonnais n'a pu m'en indiquer même l'emplacement approximatif. L'église de la commune n'est pas une suffisante compensation. Elle est massive et sans style. Je la suppose du début du XVIII* siècle, mais avec des retouches, des altérations et des agrandissements ultérieurs.

 

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Nous voici à Trélon avec lequel, par mesure de faveur, les gens de Glageon peuvent communiquer librement tous les dimanches. Le chef-lieu de canton a une autre allure et possède de remarquables vestiges de l'art ancien : le château des Carmes converti en musée et surtout le château de Mérode, cet édifice dont une des façades est prise sur une partie du mur d'enceinte de l'ancien château-fort, est, quant au style, difficile à classer. L'allure générale rappelle les constructions du grand siècle et quelques uns des châteaux des bords de la Loire, mais avec un avant-goût de la Régence et, par la multiplicité de ses pans, l'art flamand de la fin du XVIIIe siècle. Il se complète au Nord d'une admirable forêt. Malheureusement sa façade principale et sa cour d'entrée sont étranglées par le village qui l'enserre. Ce magnifique château mériterait plus d'air et de mise en valeur. D'autant que tout ce coin a une histoire mouvementée, semblable en tous points à celle de Glageon. Le château-fort pris en 1478 par Louis XI, repris par les aventuriers, puis par Bonneval en 1043, recouvré par les « Compagnies », tombé aux mains d'Henri II en 1552, reconquis par les pillards fut finalement rasé en 1554 par le Connétable de Montmorency...  Réédifié, il fut conquis par Turenne en 1637, puis par les Allemands en 1651, démoli pour toujours à la fin de ce siècle si mouvementé pour les Trélonnais. L'invasion de 1914 ne leur a pas donné pareilles émotions. La ville fut occupée sans coup férir. Cependant l'exode se révèle important. Sur 3889 habitants au recensement de 1911, Trélon n'en comptait plus au milieu de 1915 que 2892, ce qui donnerait une moyenne de 26 % d'absents (mobilisation comprise). La visite du bourg n'offre rien de particulièrement passionnant. L'église, de la fin du XVIe siècle, est d'une belle venue. Au coin d'une petite place, un libraire de guerre débite placidement des journaux et des cartes postales; au milieu d'immeubles assoupis, des cheminées d'usine; là un étang semé de mousses verdâtres (voir photo ci-dessus) ; un rustique lavoir où quelques ménagères tordent leur linge. On se croirait à cent lieues du cataclysme... Soudain des cris, du bruit, de la vie : c'est une volée de gossses qui sort de la Maternelle et traverse la place en jouant. Le maire de Trélon, à côté de son patronyme : M. Falleur, joint un petit nom charmant et m'a-t-on dit très bien porté : Aimable. Ce gros bourg compte un spécimen devenu rarissime dans la faune française : un médecin! C'est, je crois, le ssul et unique praticien resté dans le pays entre Avesnes, Hirson, La Chapelle et la Belgique ! C'est dire qu'il est disputé. A dix kilomètres à la ronde, on parle du médecin. Il n'est même plus utile de dire : le le docteur Moret. Tel est en effet le nom de ce praticien dont on loue d'ailleurs le dévouement et la science.

 

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En quelques minutes nous voici hors de Trélon et bientôt un panneau de bois nous apprend qne nous sommes sur le terroir d'Ohain. A cet endroit, nous sommes si près de la frontière belge que nous pourrions l'atteindre en quelques minutes et que nous voyons s'étaler le panorama de Momignies. Tableau coquet, fait d'un moutonnement de toits d'où émergent une église et le vaste édifice qu'est le pensionnat congréganiste devenu si florissant après la loi française de séparation. Nous atteignons Ohain sans fatigue. Encore le même calme que rompt seulement les allées et venues de quelques soldats  au repos. Quelques fidèles sortent d'une très moderne église; des fermières vont à la laiterie allemande porter quelques "cannes de lait". Si Ohain est un village de minime importance quant au nombre, ses ressources industrielles sont nombreuses. Il compte filatures (voir photo ci-dessus), carrières, brasseries. Il tira sa célébrité du croisement des routes d'Anor et des chemins qui mènent... en Belgique. Tout ce qui touche à la contrebande connaît Ohain, quartier général de la fraude, avec Momignies comme magasin central*. Cette industrie traverse actuellement une crise lamentable. On peut dire que les contrebandiers meurent faute de marchandises. En paix, le recensement de 1911 attribue à Ohain 1343 citoyens. L'autorité allemande, avec la précision qui la caractérise, eu a recensé 1010. Il y aurait donc eu un exode de 25 % indigènes, y compris les mobilisés. Ceux qui sont restés se groupent autour de l'écharpe tricolore de M. le bourgestre Bertrand. D'Ohain on gagne Fourmies par une route pittoresque et qui doit être charmante en été : étoupes ombragées, boqueteaux, étangs bordés de bouleaux élancés, rien n'y manque... Et l'on accède au bout de l'interminable rue du Fourneau, près des abattoirs fourmisiens."  (à suivre)

 (*) La Belgique alors que sa neutralité a été violée, jouit d'un statut particulier. Ceci explique que durant l'occupation on y trouvera un ravitaillement plus substentiel que chez nous. On manque de tout ou presque. Tout est rationné : la viande, le pain, le charbon... Même, les vélos sont réquisitionnés. L'hiver 1916-1917 se révèle particulièrement dur. Il fait - 20° en mars. L'hiver suivant, moins rigoureux, est d'autant plus rude que tout manque, y compris les chaussures.

 

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D'AVESNES A HIRSON

Si la route d'Avesnes à Fourmies conserve des traces nombreuses de l'invasion et des frictions entre notre arrière-garde et les éclaireurs ennemis, tonte la campagne environnante semblerait en paix. Seuls la présence de garde-voies et patrouilleurs allemands que nous croisons en chemin nous rappellent que nous sommes en pays occupé. Des hauteurs de Floyon nous dominons la pente douce des pâture; haies noires comme des traits durs sur la verdure uniforme, Depuis le Rainsart, passant par Etroeungt nous avons croisé des troupeaux au pacage. Ce sont des pensionnaires arrivés d'Allemagne, m'explique-t-on , et dont le gîte et le couvert sont payés huit sous par jour. Les fermiers viennent de terminer la « saison » » de beurre et leurs sourires ont l'éloquence des aveux satisfaits. Ce cadeau des Dieux s'est maintenu, à la ferme, aux environs de 2 francs la livre, de mai à la fin septembre. La réquisition livrée, les fermiers ont pu fournir à beaux deniers boutiques françaises et casinos allemands. D'Etroeungt, nous pouvions gagner directement Wignehies, mais le chemin dos écoliers nous conduit à Féron.

Là, commence le territoire de Ia Commandanture de Fourmies (voir photo ci-dessus) et là aussi nous sommes à la lisière du royaume de la laine et du verre.  Féron, cependant, n'est pas encore une agglomération industrielle. C'est un minuscule village, vivant par lui-même, demandant peu au voisinage. 666 âmes nous dit le recensement, mettons à l'heure actuelle 400 citoyens administrés par M. Achille Evrard. En cet après-midi brumeux, le village qu'on devinait la veille d'un calme virgilien est en rumeur : il attend pour le soir, le lendemain au plus tard, 200 évacués de la ligne de feu. On aménage des locaux vides; on rassemble les ferblanteries les plus disparates. On n'est pas riche, mais il faut dignement recevoir ces malheureux. Près d'une miniature de kiosque à musique haut perché sur un pivot, des soldats allemands engrangent des foins en sifflotant... Vue de là, l'église s'affirme ancienne et d'une charmante rusticité, trouvaille rare dans cette contrée issue de la grande poussée moderne. Déception. Il ne reste de l'édifice original qu'un avant-corps quadrangulaire portant, griffée dans sa maçonnerie épaisse, une date : 1614. Le reste est de récente réfection et le mobilier entier de l'église sort en droite ligne de la chromographie contemporaine de Saint-Sulpice. Un petit détail amusant, presque symbolique :" Une rutilante statue représente saint Eloi, Or, l'aimable patron de la Forge et de la Métallurgie porte sur la poitrine et sur le gant épiscopal, relevée d'or et bien eu vue : ... la Croix de Fer. Un cimetière- vieillot, une roue de scierie aujourd'hui muette, adaptée sur la vanne d'un étang jonché de feuilles rouillées; un lot de poules, dernier « carré » du village sans doute; un charmant nom glane au passage : Rue Heureuse et nous avons fait le tour de Féron.

 

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Wignehies est une suffisante compensation. Voilà bien la cite-type de la région du Nord. C'est un village, mais un village de 4162 âmes, c'est-à-dire numériquement deux fois et industriellement dix fois plus important que tel chef-lieu d'arrondissement de la région alpine. Wignehies est le complément direct de Fourmies, un faubourg éloigné qui continue sans transition l'économie industrielle de la ville : tissage, filaturcs, brasseries. Sa position l'avantage à un autre point de vue. Surtout pendant cette guerre, Wignehies est une étape obligée des produits d'élevage. Les beurres et fromages de Rocquigny, de Tatimont et de Clairefontaine y sont rassemblés, entreposés avant de s'acheminer vers Fourmies. À l'heure actuelle, on ne peut avoir qu'une image incolore et réduite du Wignehies de la paix. Les tissages sont fermés; muettes les filatures ; closes aussi les brasseries, beaucoup d'hommes sont appelés au travail hors du pays et le reste des citoyens se perd dans des groupes d’immeubles semés un peu partout, sans autre agglomération sérieuse qu'au voisinage de l'église. Wignehies n'enregistrera guère dans ses annales dramatiques que la journee du 26 août où l'artillerie allemande repérant les colonnes d'arrière-garde francaise envoie quelques obus. L'un d’e u x frappe le cadran de l'église sur le coup de neuf heures. Un autre enflamme l'immeuble dit « Fondation Fontaine-Carlier » sans faire d'autre victime qu'un fantassin français…(voir photo ci-dessus) C'est à ces heures troubles qu'il faut placer l'exode des gens du village dont beaucoup revinrent au bercail et qui forment un ensemble de plus de trois mille, avec M. Wiart comme pasteur municipal. Par le fait de la dualité de sa vie économique, Wignehies a relativement moins souffert que Fourmies et se relèvera plus facilement et plus vite. Cette aimable bourgade n’a cependant qu'un avenir limité, lié au sort même de Fourmies et dépourvue qu'elle est de moyens de communications rapides. Quelques centaines de mètres à peine séparent les écarts de Wignehies du centre urbain de Fourmies. Nous ne parlerons pas aujourd'hui de cette ville qui a fait l'objet d'une courte monographie de guerre, parue à cette place. Nous contournons la ville, prenant la voie directe qui conduit à Hirson. Le pittoresque étang de la Bouchère, deux dos-d'âne et nous voici à l'entrée d'Anor...

 ANOR-La-Gare

... Anor! Encore un de ces villages-villes caractérisés. Ville par son importance numérique : 4610 habitants, village par un égrènement de ses villages tel que l'ensemble a 1a superficie d'une, grande ville de province. Anor en temps de paix, tire son importance de sa triple situation de vigie douanière, de nœud ferré et de centre industriel. La frontière franco-belge est à vingt-cinq minutes à peine d'une des extrémités du bourg; dans la gare (voir photo ci-dessus) se croisent les rails qui mènent à Avesnes, Hirson, Chimay. Anor compte tissages, filatures, verreries, papeterie, Savonnerie. Ces trois facteurs ont, avec la guerre, singulièrement diminué d'importance. La frontière ne répond plus à aucune réalité perceptible; deux au moins des trois lignes n'ont plus qu'un mince intérêt; enfin tout l'organisme industriel a du stopper. On nous avait dit qu'Anor aurait, au début de la guerre, une importance militaire de premier ordre : trouée d'Anor, cote culminante..., etc. Les faits n'ont pas répondu à cette attente Anor a entendu, mas-t-on dit, quatre ou cinq coups de fusils échangés entre des uhlans et des soldats français égarés dans le bois. Si nous en croyons la tradition, il ne serait resté dans la ville, au moment de l'investissement, que vingt deux personnes. Cette extrême précision nous incline au doute, mais si le fait est exact, il constitue certainement un record. Il est vrai qu'on assure en même temps que tout ce flot d'exode est rentré, que cent immeubles à peine restent abandonnés, ce qui me semble un nouveau record, mais en sens inverse. Anor donne, par ces temps de guerre une impression de vitalité, tout au moins de mouvement un peu plus intense qu'ailleurs. Notre impression est née sans doute d'allées et venues d'équipes d'ouvriers travaillant dans les bois ou de-ci de-là. La ville d'Anor relève de la Commandanture de Fourmies avec M. Meunier, pour maire. Les relations quotidiennes des deux centres sont assurées par un agent de police ressemblant... à quelque distance, à un lieutenant de « vitriers ». Nous dirons pour en finir qu'Anor obtient quelques effets pittoresques du fait de son assiette topographique et de l'étang qui en forme le centre. Du parvis de l'église, sœur cadette de celle de Wignehies, nous avons l'illusion d'un cirque boisé et , dans  Ies fonds, des vaguelettes frissonnant sous la brise.

______ F I N ______

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