20 mai 2013

TRELON - Art et Histoire au Château des Carmes

Le château des Carmes étant devenu libre d'occupation. Ce fut une opportunité pour l''équipe "d'Art et Histoire" d'organiser à Trélon cette opération. Celle-ci consiste à découvrir chaque année des lieux historiques grâce à un circuit guidé et commenté par l'écrivain régional Philippe Tabary. Les bénéfices ainsi réalisés sont reversés à  l’association "ADAR Amitiés" dont le but est d'organiser des visites de bénévoles à des personnes âgées ou handicapées.
Pour la première journée de cette opération qui se déroule  durant les 3 jours de ce week-end de Pentecôte, le soleil était au rendez-vous ce samedi 18 mai après-midi. C'est donc dans les meilleures conditions que j'ai pu mieux découvrir ce bel édifice chargé d'histoire.

18052013 013La façade principale du château et son entrée

Conçu initialement pour accueillir un couvent, par donation de la famille de Mérode en 1625, il est sécularisé à la Révolution pour devenir une caserne de gendarmerie. Remanié en 1842, c'est alors la propriété de la famille Godard-Desmaret. Racheté par la ville de Trélon en 1933, c'est un Hospice jusqu'en 1982. A partir de cette date une nouvelle Maison de retraite (EHPAD) est construite, sans hélas être séparée totalement du château qui pourtant n'abritait plus de résidents. Aujourd'hui, 500 m plus loin, on a à nouveau fait construire à grands frais un nouvel EHPAD qui rend obsolète et sans affectation les bâtiments "modernes" de 1982 (ancien EHPAD) et le château y attenant !

18052013 014La Maison de Retraite (EHPAD) de 1982 est raccordée sur un des pignons du château

18052013 011Que va devenir cet ensemble de bâtiments ?

18052013 012Les bâtiments "modernes" de 1982 sont aujourd'hui vides et sans affectation

18052013 032L'édifice possède d'élégantes façades ornées de belles ancres forgées

18052013_03318052013_03718052013 039La façade arrière (côté jardin) est composée de pièces décoratives qui sont assemblées harmonieusement

18052013 041Le sommet de la façade est agrémenté d'un fronton de style baroque

18052013_04318052013_040

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

18052013 042

18052013 031 - Copie - CopieLes évènements marquants du château au cours du XXe siècle sont gravés dans le marbre

18052013 031 

18052013 036Un auditoire attentif écoute les explications de l'écrivain régional Philippe Tabary

Parallèlement à la visite guidée on peut également découvrir une exposition de peintures d'artistes régionaux à l'intérieur du château ainsi qu'une exposition d'anciennes photos-souvenirs sur la Maison de retraite. On note également la présence d'une librairie régionale et la possibilité de déguster sur place des produits du terroir. 

EXTRAITS DE QUELQUES PHOTOS-SOUVENIRS

18052013 021Ces religieuses dépendaient d'une congrégation Polonaise et furent au service de l'établissement jusqu'à la fin du XXe siècle

18052013 022Une Réception dans les années 80

18052013 023Pose de la première pierre de l'extension de l'établissement par Marcel Beaumez, Maire de Trelon

EXTRAITS DE QUELQUES TABLEAUX EXPOSES

18052013 026La Grand-Place de Trélon (Gilbert Ghesquiers) 18052013 030Toits de Paris l'hiver (Flore Giachetti)

18052013 027Marine (Hervé Février)

18052013 025Eglise de Wallers en Fagne (Françoise Zumello) 18052013 017Œuvre de Romaric Gard

Pour les retardataires il est encore temps de vous rendre au château des Carmes, c'est le dernier jour aujourd'hui, ouverture à 14 heures.

Entrée 6 €


20 août 2012

Philippe Tabary

Ancien journaliste, Philippe Tabary est administrateur principal à la Commission européenne à Bruxelles (Direction Générale de l’Agriculture) au carrefour de l’information agricole et des relations avec les milieux professionnels. Egalement écrivain, il a publié une vingtaine d’ouvrages (pour voir la bibliographie complète, cliquer ici) dont la série des Vues de Vies, chroniques consacrées à des métiers, paysages, personnages et usages du monde rural depuis 50 ans, Terre courage (Prix Olivier de Serres et Grand Prix de la Renaissance française) ou encore Les Sillons du futur évoquant 100 ans d’histoire et de combats du syndicalisme agricole dans le Nord. Habitant de l’Avesnois, auquel il fait fréquemment référence dans ses ouvrages, il aime mettre l’Histoire au service du présent.

Et voici une nouvelle publication, disponible pour vous en avant-première

(en librairie en octobre)

Ph
Veuf et ébranlé dans sa santé, un ancien enseignant refuse de céder aux instances de ses fils, tous deux expatriés pour cause de travail; il revendique le droit de rester chez lui à la Ruinette, la maison qu'il a achetée et restaurée pour ses vieux jours et où il compte bien passer le reste de son existence, malgré les atteintes de l'âge et de la maladie, en s'entourant d'aides à domicile, d'un "homme toutes mains", avec la complicité d'autres villageois. Mais la fermeture des commerces, des services publics, des cabinets médicaux, l'impossibilité de conduire compliquent son projet: une intime complicité avec l'un de ses petits-fils l'incite à persévérer dans son entreprise, apparemment déraisonnable et vouée à l'échec, mais qui devient la raison même de sa vie

Un récit nourri d'un vécu de plus en plus fréquent, en ville comme à la campagne, celui des familles éclatées et des personnes âgées ou handicapées condamnées à vivre seules et refusant d'entrer en maison de retraite, où d'ailleurs il n'y a pas assez de places. A travers l'expérience de l'auteur, administrateur bénévole d'une association pour l'aide à domicile dans le Nord de la France, se trouve posée toute la question du vieillissement de la population, de la dispersion des générations, de la place des aînés dans nos sociétés, des postes de travail ainsi offerts, généralement à des mères de famille renouant avec l'emploi après avoir élevé leurs enfants. C'est aussi les défis liés à la désertification de nos campagnes et des quartiers de nos villes, et à l'augmentation exponentielle de l'espérance de vie (un trimestre par an depuis quelques années!) liée aux progrès de la médecine, avec pour corollaire l'âge moyen de plus en plus élevé dans nos sociétés, qui peut être une chance si nous nous y préparons, si nous nous en donnons les moyens, si nous adaptons nos lois, nos habitudes, notre système d'aide, nos mentalités et nos réalités. C'est enfin la question plus intime du choix de vivre et de mourir dans la dignité, l'une des questions essentielles et existentielles du quotidien et du futur.

Plus qu'un roman, "la Ruinette" est une interrogation sur la place des aînés, les devoirs et les liens entre générations, la manière de bien finir sa vie et de vivre sa fin. – 348 p. -  18€
    

Pour commander : par mail pe.tabary@orange.fr ou par courrier 28 rue des horbes F59132 Ohain

Posté par CHRIS NORD à 15:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,

27 juin 2012

FOURMIES - Les Cafés et Estaminets

En 1891 l'arrondissement d'Avesnes comptait 6285 débits de boissons !

Dans le Canton de Trélon on en dénombrait 869. La moyenne était d'un débit pour 33 habitants. (119 à Sains du Nord, 116 à Anor et Wignehies). Ancien journaliste, Philippe Tabary est administrateur principal à la Commission européenne à Bruxelles. Également écrivain, il a publié une vingtaine d'ouvrages. Parmi ceux-ci, dans le roman "Au comptoir des autres"  il fait l'éloge des estaminets d'autrefois comme étant des lieux de vie sociale et de rencontres, témoins de l'histoire. Il dédie ce livre à ses parents qui étaient cafetiers à Ohain (Café du Nord).

J'ai trouvé dans un forum (Bierebel.com) cet excellent commentaire signé Jef, suite à une conférence donnée en Belgique par l'auteur en octobre 2005 :

Voyant dans les débits de boissons non des lieux de perdition, mais des lieux de vie où bien des jeunes ont trouvé à s’affirmer, bien des aînés à se divertir, bien des solitudes à se regrouper. Captivé par son sujet, l’auteur a élaboré une conférence sur le phénomène des cafés à travers le temps, leur réalité humaine et économique, leur rôle exact : des 520 000 cafés de 1900, seuls 50 000 subsistent aujourd’hui, révèle-t-il ainsi en insistant sur le fait que parallèlement, la consommation d’alcool n’a guère diminué pour autant, ce qui prouve qu'il ne fait pas confondre systématiquement cause et effet, apparence et réalité. Par une analyse étymologique, historique et sociologique du phénomène des cafés, Philippe Tabary apporte un regard neuf sur ces établissements et incite à réfléchir aux formes d’organisation de la vie sociale à travers le temps. Car au fond, le café n’est qu’un reflet des temps et un écho des hommes !

FOURMIES-Estaminet du Pont d'Arcole (Fin XIXe)

Reconstitution d'un Estaminet fin XIXe sièce (Ecomusée de Fourmies)

FOURMIES-Café Rue Alphonse MOREAU ou STAINCQ

Fourmies - Café Rue Alphonse Moreau

FOURMIES 2 Cafe Giraudot

Fourmies-Café Giraudot

CAFE Années 60

L'intérieur d'un Café du Nord de la France dans les années 60