24 août 2012

TRELON - Journées Européennes du Patrimoine 2012

JEP 2012 DPour une meilleure lecture, cliquer sur le programme

Outre ce programme muséographique local, on propose à Trélon la visite de 5 sites :

JEP 2012

Je vous joins ci-après les petites notes explicatives sur les 5 sites proposés à la visite dans le cadre des journées Européennes du Patrimoine 2012
 
les 15 et 16/09 après-midi de 14h à 17h
 

 
LA CHÈVRE D’OR du Château du VOYAUX
à Eppe-Sauvage 
Dans les « grandes heures d’un village de la frontière », Marc Blancpain évoquait le souvenir d’un grand camp (romain) et l’espoir de voir réapparaître la « cabre d’or », rappelant les fouilles entreprises fin 1723 en un certain lieu de Saint Michel en Thiérache avec à l’appui un devin des Pays Bas de grande réputation, armé de sa baguette divinatoire ...
Plus proche du Voyaux, la Fagne de Trélon, où Charles Malengreau, régisseur des biens de la famille de Merode, signalait en 1881 que le ruisseau du Voyon y prenait sa source à une fontaine, sous un hêtre séculaire ayant près de quatre mètres de circonférence et laissait à sa droite des ruines connues sous le nom de « Gade d’Or »… 
Pour le château du Voyaux, des anciens du village d’Eppe-Sauvage racontaient que le seigneur de Voyaux possédait dans son château une chèvre qui avait des pouvoirs maléfiques.  Jaloux, les seigneurs des alentours voulurent s'approprier ce bien précieux lorsqu’il partit pour la Croisade. La chèvre se réfugia dans le souterrain du château - qui existe toujours – et, quand les seigneurs furent sur le point de la capturer, celle-ci se changea subitement en une chèvre d’or, tandis que la voûte du souterrain s'effondrait entre elle et ses poursuivants.Depuis elle réapparaîtrait tous les ans, à qui entend ses pas et le tintement de la clochette qu'elle porte à son cou .  
Chèvre d'or (inf)

L’AUTEL MÉROVINGIEN ou CAROLINGIEN
de l’Église du Prieuré de Moustier en Fagne 
 
Le Prieuré de Moustier est sur le site de l’ancien monastère de Wallers, qui figure parmi les biens attribués à Charles le Chauve dans le Traité de Mersen de 870 et dont une consécration est effectuée en 844 par l'évêque de Cambrai, Thierry, à la demande de l’abbé de Lobbes, Hartbert.
Si la réforme monastique entreprise par l’évêque de Cambrai Burchard entre 1125 et 1127 n’en fera plus qu’un simple prieuré, la pierre d’autel qui a été retrouvée en 1965, enfouie dans le terrain du Prieuré de Moustier, ne peut être que celle de l’église bénédictine de l’ancien monastère de Wallers et antérieure à l’an 844. 
Cette pierre d’autel présente en effet six creux pour la consécration par l'huile, alors qu’un capitulaire sous Charlemagne oblige les autels à ne plus avoir que 5 croix ou cavités.Charlemagne ayant fondé l’école de l'abbaye de Lobbes, les moines de Lobbes, et de Moustier, ne pouvaient qu’être parfaitement informés de ce changement et l’autel ne peut remonter qu’à une époque plus ancienne que cet acte pris par Charlemagne, entre 768 et 814.    

Hôtel Mérovingien (inf)


   UNE BRASSERIE DE L’ABBAYE DE SAINT FŒUILLIEN
Dans la Maison Curiale de Wallers en Fagne
 En 1125, Burchard, évêque de Cambrai, décide de morceler l'ancien grand domaine de Wallers en Fagne (Moustier, Baives et Wallers) en accordant à la jeune fondation des Prémontrés de Saint Fœuillien du Roeux l'église de Wallers, dédiée à Saint Hilaire, évêque de Poitiers (315-367).
En 1776 et 1779, Meynart Gilbert, curé de Wallers, prêtre régulier reconnu comme procureur spécial de l'abbaye, déclare en tant que propriétaire de tous les biens fonds que Saint Fœuillien possède à Wallers, la maison pastorale, chambres, Ecurie, grange, jardin, Brasserie, fossez, appendances et dependances, le tout érigé sur deux jours environ d'héritage sis sur, tenant à la veuve nicolas Bernard d'orient, à la rivière du midÿ, au chemin de mommignies d'occident et au cimetière du septentrion.En 1791, face à la résistance du prêtre « étranger », la mairie et des administrateurs composant le directoire du département du Nord adoptèrent une certaine prudence : Nous avons reçu Messieurs, la lettre que vous nous avez écrite le treize May pour nous informer de l'obstacle qu'a apporté le Sr Meynart, religieux étranger, Curé de Wallers, à l'évacuation de ses meubles du presbytère qu'il occupe. Cette maison appartenant à une abbaye hors de la domination Française, vous avez prudemment agi de faire pourvoir provisoirement par la Municipalité du lieu au logement du nouveau Curé. 
C’est pour cette raison que Wallers en Fagne compte encore aujourd’hui une Maison Curiale - demeure fort ancienne et peu affectée par la Révolution(1) - et un Presbytère (devenu Ecomusée de la Pierre puis établissement scolaire). 

 

jep aBBAYEDonation de Wallers à la jeune fondation des Prémontrés de Saint Fœuillien du Roeux (Extrait du Cartulaire de l’ancienne abbaye. L. Devillers 1888) 

1. La maison sera quand même, comme domaine national, soumissionnée et adjugée le trois pluviose An VII, et c’est le sieur Jouniaux qui s’en rendra acquéreur. 

 LA CROIX DES CHARMILLES
dans le Parc du Château de Trélon 
Une légende « récente » et abondamment colportée Pendant près d’un siècle, les trélonais ont cru que sous la croix des charmilles se trouvaient des soldats russes. Celle légende de « la croix des russes » ne s’appuie sur aucun fait ou document historique extrait des archives familiales Merode. La rumeur paraît se propager suite à une visite du château le 15 Avril 1914, où il est signalé que « les russes, au commencement du XIXesiècle, se sont chauffés en brûlant les meubles de l’ancien mobilier » !! Cette étrange déclaration est sans rapport avec les comptes que tenait scrupuleusement le régisseur entre 1814 et 1818 et où il notait toutes les dépenses occasionnées par les rares passages d’officiers d’occupation.       

La Croix (lat)La découverte de 1833

C’est en 1833, « en creusant sous les fondations du château la nouvelle cave », que furent découverts plus de vingt cercueils. Cinquante ans plus tard (1883), E. Chevalier, dans son « Dictionnaire topographique de l’Arrondissement d’Avesnes » rappelle les inscriptions que nous pouvons toujours lire sur le piédestal de cette croix :

ICI SONT DÉPOSÉS LES

OSSEMENTS TROUVÉS DANS

PLUS DE VINGT CERCUEILS

SOUS LES FONDATIONS DU

CHATEAU DE TRÉLON EN

CREUSANT LA NOUVELLE

CAVE CONSTRUITE EN 1833

R.I.P.

  Quand l’histoire est plus intéressante que la légende

Il est bien difficile aujourd’hui, en l’absence de toute description des cercueils en 1833 et de  datations actuelles, de déterminer l’origine des ossements qui ont été déposés sous cette croix.

Toutefois, la simple accumulation des cercueils et l’ancienneté apparente de certains os mis au jour lors de travaux récents à proximité de la croix laisse à penser que l’on n’a pas trouvé en 1833 des sépultures classiques mais un lieu de dépôt de cercueils que l’on souhaitait placer dans l’enceinte du château.

La crypte de l’église de Trélon, qui s’ouvrait « dedans la chapelle » du seigneur et où ont été enterrés le  « 3e prince de Holstein et ses ancêtres », ayant été apparemment comblée bien avant 1850 (date de repavage du chœur), il est possible qu’en pleine révolution les administrateurs du château et les autorités municipales aient déplacé les cercueils de la crypte, à l’exception des plombs de protection et d’identification récupérés.        

 


 

LA PREMIÈRE CHARTE COMMUNALE

en Mairie de Trélon

 

Après l'an mille et les dernières invasions les villes se repeuplent, les commerces reprennent et des hommes libres, dont la richesse s'appuie sur le commerce et l'industrie, constituent une bourgeoisie.

Les maîtres du sol que sont les seigneurs laïcs ou ecclésiastiques, loin de contrecarrer l’esprit d’entreprise des paysans libres qui s’installent et se regroupent, vont les épauler avec des chartes de franchise.

En Thiérache, c’est avec ces villages dynamiques et ces paysans libres qui s’attaquent aux lisières forestières et aménagent les biefs des cours d’eau pour y faire installer les moulins que les Seigneurs d’Avesnes, propriétaires entre 1150 et 1230 des terres d’Avesnes, de Guise et de Thiérache, ainsi que d’autres possessions dans le Brabant hennuyer, vont traiter :

- La première charte de franchises concédée est celle d'Hirson en 1156.

- En 1158, sera rédigée la fameuse charte de Prisches, catalogue de règles codifiant la vie d’une communauté rurale, réglant à la fois le droit cicil et le droit pénal, ainsi que les rapports de vassalité avec le seigneur.

  Et c’est de cette ville nouvelle de Prisches que Jacques d'Avesnes accordera solennellement, la CHARTE DE TRÉLONil y a 850 ans, et y nommera un premier maire, Lambert.

    Charte

Copie certifiée conforme (vidimus) de la Charte de 1162, établie le 12 août 1449 par la Cour

de Mons, après la traduction de l’acte en langue romane, à la demande du seigneur de Trélon. 


16 août 2012

WALLERS EN FAGNE - L'Hermitage

 WALLERS-TRELON

Rares sont les cartes postales anciennes sur Wallers-Trélon devenue aujourd'hui Wallers en Fagne, une douzaine seulement ont été publiées sur le blog. Plus rare encore cette cpa que je vous propose ci-dessus et que j'ai remastérisée.  Elle doit dater du début des années 30. Cette belle bâtisse doit sans doute son nom au fait qu'elle est isolée et située à l'écart du village. C'est aujourd'hui une importante exploitation agricole (Gaec de l'Hermitage).

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18 mai 2012

WALLERS EN FAGNE - Carte-Souvenir

WALLERS EN FAGNE-Carte Souvenir

Comme la plupart des cartes postales de ce genre, cette carte "passe-partout" avait l'avantage d'être tirée en un grand nombre d'exemplaires sans indication particulière . Il suffisait ensuite d'imprimer le nom de la ville ou du village à la demande.

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05 avril 2012

WALLERS EN FAGNE - Photos de Printemps

Les cartes postales sur Wallers en Fagne sont plutôt rares, voici donc quelques photos prises au tout début du printemps

WALLERS-EN FAGNE (14)

Avec le printemps,  les premiers pollens, nécessaires à la reprise de l'élevage des larves, stimulent la colonie et annoncent le renouveau.

WALLERS-EN FAGNE (4)  WALLERS-EN FAGNE (1)

A proximité de ces ruches on trouve le calvaire et la chapelle ND de Grâce (1876). Le sol est jonché des premières fleurs de printemps, ici des violettes.

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Un peu plus bas c'est l'Helpe Majeure qui traverse le village ...

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... nous sommes au pied du Mont de Baives.

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Un peu plus en amont de la rivière on peut voir l'ancien moulin ...

WALLERS EN FAGNE-Le Moulin

... ci dessus, avant sa restauration ...

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... et aujourd'hui après travaux.

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26 mars 2012

WALLERS EN FAGNE - L'Atelier de la Pierre des Fagnes

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La façade principale

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L'atelier arrière

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Les produits finis en attente d'enlèvement

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La matière première provient de la carrière voisine. Ce sont des blocs de pierre de plusieurs tonnes.

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A l'intérieur de l'atelier on peut voir des machines, à commande numérique, très performantes.

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Ici une autre machine est entrain de scier un énorme bloc de pierre

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A l'intérieur d'une salle d'exposition, on peut également découvrir un panel des différentes productions de l'atelier.

Dans la vidéo ci-dessus, vous pouvez voir  une machine à commande numérique en fonctionnement, dans laquelle on a rentré un programme informatique. Les tailleurs de pierre qui  sont devenus aujourd'hui des programmeurs, s'occupent surtout du façonnage et des finitions.

Merci à M.Leleux pour la visite


09 décembre 2011

WALLERS EN FAGNE - Albums de Croÿ

Nous voici arrivés au terme de cette série d'articles qui concernent les albums de Croÿ. C'est au travers des gouaches d'Adrien de Montigny, que ces superbes albums ont pu nous renseigner sur ce qu'étaient les différentes villes et villages du Sud-Avesnois à la fin du XVIe siècle. C'est au tour de Wallers en Fagne de clôturer cette série. Curieusement c'est le seul village qui n'est pas présent dans le volume II mais qui , à mon avis, doit figurer dans le volume IX. Afin que cette série d'articles soit complète, J'ai repris cette illustration  et le commentaire sur le site web de la ville de Wallers en Fagne.

albums de Croÿ 9 Wallers en Fagne

Contrairement aux autres gouaches qui datent de la fin du XVIe siècle, celle-ci a été exécutée au début du XVIIe. Le peintre s’est positionné sur la descente des Monts de Baives (à l’est) et son regard se porte sur la rue Nicolas Despret. Au premier plan à droite, on constate la présence d’une forge qui martelait les gueuzes de fonte produite dans le fourneau du Vivier ou de Bourges afin de les transformer en acier. A gauche, l’Helpe Majeure était barrée afin de fournir l’énergie hydraulique 24h/24 aux marteaux (MAKA) de la forge. Certaines habitations sont implantées en double rang et étaient couvertes de chaume. Seule l’église et la forge étaient couvertes en ardoises. La rue Là-Haut n’existait pas encore à cette date. Au second plan, on aperçoit la rue Nicolas Despret. 

Wallers en Fagne -Détail de l'illustration

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25 novembre 2011

WALLERS EN FAGNE - L'Atelier La Pierre des Fagnes

C'est un travail très valorisant pour l'atelier La Pierre des Fagnes. Il a été retenu pour réaliser les quatre pinacles de l'église de Glageon, en pleine rénovation. Outre le travail des machines, c'est aussi et surtout le travail, le savoir-faire et la main de l'homme, un tailleur de pierre, qui ont permis de réaliser ces quatre structures en pierre bleue. Les pièces devraient prochainement trouver leur place autour du clocher de l'église.


Atelier La pierre des Fagnes par lobservateurdelavesnois

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23 juillet 2011

WALLERS EN FAGNE

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Au XIXe siècle Wallers en Fagne comptait de nombreux tailleurs de pierres. On y dénombrait encore six carrières. Pas étonnant que la majorité des constructions d'hier aient été réalisées en pierre bleue du pays, celles-ci participent au charme du village aujourd'hui. Sur la photo ci-dessus, cette grande ferme dans le village est sans doute une des plus anciennes, comme l'attestent les photos ci-dessous.

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Sur le linteau de l'entrée principale une jolie plaque en forme de blason a été gravée ...

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On peut lire le monogramme chrétien "IHS"surmonté d'une croix, en dessous les trois clous, symbole de la crucifiction. Sur le dessus, la date de 1707 renseigne sur  l'année de construction.

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Encore aujourd'hui, des artisans gravent la pierre et perpétuent ainsi la tradition.

31 mai 2011

WALLERS EN FAGNE - Le Moulin

La partie mécanique du Moulin devrait-être restaurée prochainement

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Des vestiges de la roue sont encore visibles aujourd'hui

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Ici les dépendances du moulin qui sont restaurées

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Sur un des murs on peut voir cette pierre joliment gravée qui rappelle que

Wallers en Fagne est le village de la pierre

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L'unité de production de moellons de pierre bleue, située près de la carrière est pratiquement terminée.  Des machines performantes pour débiter la pierre vont être installées. A l'usage des particuliers et des professionnels, le façonnage des pierres est principalement destiné à la construction ou à la rénovation de bâtiments : Pierres d'angle, linteaux, appuis de fenêtre ...

 

16 mai 2011

WALLERS EN FAGNE - Signalisation routière

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Ces plaques de signalisation routière en fonte comptent parmi les plus anciennes que l'on puisse encore rencontrer  dans certains villages. Celle ci est située à Wallers en Fagne. Elle a été  déposée et soigneusement  remise a sa place d'origine sur le mur d'une habitation.  Elles apparaissent sur l'ensemble des routes françaises au début du 19ème siècle, jusqu'au début des années 20. Celles ci étaient situées aux intersections, à l'entrée et à la sortie des villes traversées. Elles étaient placées à plus de deux mètres de hauteur sur les murs d'habitations et permettaient ainsi aux cavaliers de se repérer.

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