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CHRISNORD TRELON (Nord)
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25 mars 2013

GLAGEON - La Rue Charles Desquilbet

GLAGEON-Rue Charles Desquilbet

Cette cpa des années cinquante nous montre la jonction de la rue Roland Rouleau (au second plan) avec la rue Charles Desquilbet (au premier plan) et la rue de Fourmies (à droite) aujourd'hui rue du Général de Gaulle. A gauche le porche d'entrée de la Ferme Burelle. On note également la présence d'une borne d'angle Michelin.

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12 janvier 2013

SAINS DU NORD - La Route d'Avesnes

SAINS DU NORD-Rue d'Avesnes

Cette cpa (très rare) nous montre un aspect de cette montée sinueuse à partir du pont de chemin de fer en direction d'Avesnes. Sur la gauche on découvre une jolie demeure bourgeoise sans doute du XIXe siècle.

SAINS DU NORD-Route d'Avesnes

Aujourd'hui la belle demeure est toujours présente mais masquée par la végétation.

SAINS DU NORD-Route d'Avesnes1

Une vue de face nous montre que l'édifice est parfaitement  entretenu

12 janvier 2013

TRELON - Le monument Albertine de Mérode

TRELON - Monument Albertine De Mérode 1906

Cette cpa rare dans sa version en couleur date de 1906. Ce monument fut érigé en mémoire de Marie-Albertine de Mérode  (1839 - 1872) qui fut religieuse du Sacré cœur. Elle était la fille de  Félix de Mérode  qui épousa en seconde noce Philippine de Grammont (1800-1847), sœur de sa première épouse.

TRELON - Monument Albertine de Mérode (2)

Comme en témoigne cette photo, le monument est toujours présent au bord de l'étang du Hayon. La colonne et la statue ont été restaurées en 2004

(merci à Ph.collin pour les photos)

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Ici un tableau de Marie Albertine de Mérode

DSC_0281Reproduction interdite

14 janvier 2013

TRELON - La Nouvelle Maison de Retraite

"La Maison du Chemin Vert" tel est le nom de la nouvelle maison de retraite dont les travaux viennent de se  terminer. Depuis juillet 2010 j'ai publié plusieurs articles sur l'avancement des travaux et j'ai profité d'une timide éclaircie aujourd'hui pour prendre ces quelques photos au terme de ce chantier, en attendant le week-end "portes ouvertes" qui est prévu.

14012013 003Une partie de la façade (côté droit)

14012013 004Une autre partie de la façade (côté gauche)

14012013 005L'entrée principale

14012013 002La partie "résidents" côté sud"

14012013 007La partie "résidents" côté nord

14012013 008Une partie des locaux techniques

14012013 010 vue latérale gauche

14012013 009A proximité du nouvel établissement on trouve le Foyer de vie Claude Jourdain

Lien connexe :  http://chris59132.canalblog.com/archives/2012/08/30/24993815.html

16 janvier 2017

TRELON - A propos du Château ...

Vu sur Over-blog.net - Cliquez sur le lien ci-dessous :

Trélon - La princesse de Mérode, 99 ans, ouvrira bientôt son château au public - Mémoires de Guerre

Sa parole est rare. C'est donc un témoignage précieux que celui de la princesse Micheline de Mérode. Née en 1917, elle est dans sa centième année. Originaire de Paris et mariée à Philippe, elle s'installa dans le château de Trélon, dès 1945. Elle passera...

http://la-loupe.over-blog.net

 

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30 octobre 2012

GLAGEON - La Rue de l'Eglise

GLAGEON-Rue de l'église

Ci-dessus une cpa du début du siècle passé. C'est aujourd'hui la Rue Charles Desquilbet. A gauche la "Ferme Burelle". Au fond le château des Tourelles.

GLAGEON-Rue de l'Egklise

Un siècle plus tard... Peu de changements sur cette photo au même endroit. Les bâtiments de la ferme sont toujours présents. A droite les immeubles ont été remaniés, au fond la cheminée d'usine a disparu.

26 octobre 2012

TRELON - La Grand-Place

TRELON-La Grand-Place1

J'aime beaucoup cette cpa des années 50 et la Place de l'église avec ses bancs publics en béton que j'ai connus. Ceux-ci, implantés  en bordure de route se révéleront très vite dangereux au regard de la circulation automobile et gênants pour l'accès au marché hebdomadaire du lundi ainsi qu'aux fêtes foraines.

27 octobre 2012

AVESNES SUR HELPE - La Place d'Armes ***

AVESNES-La Grand'Place

J'ai déjà édité la même cpa mais dans une version N&B, la voici aujourd'hui dans une version colorisée très réussie. Une fois encore on peut penser que l'éditeur a repris le cliché initial qui datait des environs de 1905 et l'a réédité dans les années vingt dans une version colorisée, ce qui était devenu réalisable à cette époque.

25 octobre 2012

L'Avesnois sous l'occupation allemande

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J'ai publié nombre de documents relatifs à cette occupation, particulièrement sur Avesnes, mais les récits  sont rares. C'est pourquoi je vous propose aujourd'hui des extraits de  "La gazette des Ardennes". C'était un journal de propagande allemand  en zone occupée et dans les camps de prisonniers (France, Belgique). De nombreuses listes de prisonniers et de blessés rapatriés y étaient diffusées. Le siège se situait à Charleville.

Les contrebandiers d'Ohain, Glageon et son cirage, Glageon-Couplevoie et son champion de tir, un médecin rarissime à Trélon ... autant d'anecdotes sur notre région durant l'occupation allemande ...

AUTOUR DE TRELON (Nord).

"Une course, si rapide fût-elle, à travers la zone industrielle comprise entre l'Avesnois, la Thiérache et la frontière serait incomplète sans une visite à Trélon, chef-lieu du canton, étape obligée entre Fourmies et la Belgique. Ici encore, nous sommes dans la zone purement industrielle, tirant en temps de paix un appréciable revenu de ses filatures, tissages, verreries. Tout cela à l'heure actuelle est mort et rien ne saurait donner la précise image de l'engourdissement de cette contrée. Le calme s'accentue par le fait que nous entrons dans la zone des grands bois et des forêts qui s'épanouissent au coeur d e la Belgique et se ramifient jusqu'à la Sambre, jusqu'à la Meuse par de sombres coulées de sapinières. Couplevoie qui, en regard de certaines autres régions françaises, mériterait une mairie n'a pas d'histoire. Ses habitants cependant nous font remarquer avec orgueil que cette demi-commune a donné le jour au commandant Moreau, champion de tir au revolver et au canon.

Mais voici Glageon, centre industriel comportant filatures, tissages, peignages, carrières, soieries et une certaine fabrique de cirage qui a connu, durant la guerre, une gloire incontestée. C'est elle qui nous a donné  " Le Rêve "  en boîtes couleur d'espérance, le seul produit qu'aient utilisés des milliers de souliers d'occupés. "Le Rêve" mérite sa place au livre d'or de l'occupation ! (Réclame non payée). Pour en revenir à des choses d'une importance plus générale, disons que la physionomie du terroir de Glageon apparaîtra facilement quand nous aurons dit que tout ce qui n'est pas l'agglomération comprise entre l'Helpe et le Rieux minuscule est bois et pâtures. L'histoire de guerre de Glageon tient en peu de mots : il ne s'est rien passé; ce centre n'ayant de viabilité qu'horizontalement, si on peut ainsi dire. L'exode y fut relativement peu important. Sur 2847 habitants composant en paix, Couplevoie compris, le chiffre de la population, 2710 sont restés à leurs foyers ou l'ont retrouvé après quelques jours d'errances. Hâtons-nous d'ajouter que ce recensement de guerre comprend la totalité d'évacués. Cependant l'exode n'a guère dû dépasser 10 %. De même que Trélon, sa soeur jumelle, la commune de Glageon a connu bien des heures rouges. En 1543, les troupes de François Ier, commandées par Bonneval, tombent sur le château-fort, le brûlent, pillent la contrée et la laissent huit ans aux mains des pires aventuriers. Henri II reprend l'ouvrage fortifié et le nettoie d'une façon radicale : en ne laissant âme qui vive de ses occupants. L'année suivante, revanche des franches compagnies qui s'emparent du château et n'en laissent plus une pierre. A peine est-il réédifié que Turenne en marche l'enlève en 1637, le reprend d'assaut en 1665 et le rase. Le malheureux château, moins heureux que Phoenix n'a jamais pu renaître de ses cendres, au point qu'aucun des Glageonnais n'a pu m'en indiquer même l'emplacement approximatif. L'église de la commune n'est pas une suffisante compensation. Elle est massive et sans style. Je la suppose du début du XVIII* siècle, mais avec des retouches, des altérations et des agrandissements ultérieurs.

 

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Nous voici à Trélon avec lequel, par mesure de faveur, les gens de Glageon peuvent communiquer librement tous les dimanches. Le chef-lieu de canton a une autre allure et possède de remarquables vestiges de l'art ancien : le château des Carmes converti en musée et surtout le château de Mérode, cet édifice dont une des façades est prise sur une partie du mur d'enceinte de l'ancien château-fort, est, quant au style, difficile à classer. L'allure générale rappelle les constructions du grand siècle et quelques uns des châteaux des bords de la Loire, mais avec un avant-goût de la Régence et, par la multiplicité de ses pans, l'art flamand de la fin du XVIIIe siècle. Il se complète au Nord d'une admirable forêt. Malheureusement sa façade principale et sa cour d'entrée sont étranglées par le village qui l'enserre. Ce magnifique château mériterait plus d'air et de mise en valeur. D'autant que tout ce coin a une histoire mouvementée, semblable en tous points à celle de Glageon. Le château-fort pris en 1478 par Louis XI, repris par les aventuriers, puis par Bonneval en 1043, recouvré par les « Compagnies », tombé aux mains d'Henri II en 1552, reconquis par les pillards fut finalement rasé en 1554 par le Connétable de Montmorency...  Réédifié, il fut conquis par Turenne en 1637, puis par les Allemands en 1651, démoli pour toujours à la fin de ce siècle si mouvementé pour les Trélonnais. L'invasion de 1914 ne leur a pas donné pareilles émotions. La ville fut occupée sans coup férir. Cependant l'exode se révèle important. Sur 3889 habitants au recensement de 1911, Trélon n'en comptait plus au milieu de 1915 que 2892, ce qui donnerait une moyenne de 26 % d'absents (mobilisation comprise). La visite du bourg n'offre rien de particulièrement passionnant. L'église, de la fin du XVIe siècle, est d'une belle venue. Au coin d'une petite place, un libraire de guerre débite placidement des journaux et des cartes postales; au milieu d'immeubles assoupis, des cheminées d'usine; là un étang semé de mousses verdâtres (voir photo ci-dessus) ; un rustique lavoir où quelques ménagères tordent leur linge. On se croirait à cent lieues du cataclysme... Soudain des cris, du bruit, de la vie : c'est une volée de gossses qui sort de la Maternelle et traverse la place en jouant. Le maire de Trélon, à côté de son patronyme : M. Falleur, joint un petit nom charmant et m'a-t-on dit très bien porté : Aimable. Ce gros bourg compte un spécimen devenu rarissime dans la faune française : un médecin! C'est, je crois, le ssul et unique praticien resté dans le pays entre Avesnes, Hirson, La Chapelle et la Belgique ! C'est dire qu'il est disputé. A dix kilomètres à la ronde, on parle du médecin. Il n'est même plus utile de dire : le le docteur Moret. Tel est en effet le nom de ce praticien dont on loue d'ailleurs le dévouement et la science.

 

OHAIN-La-Filature-Hardy-Degousee

En quelques minutes nous voici hors de Trélon et bientôt un panneau de bois nous apprend qne nous sommes sur le terroir d'Ohain. A cet endroit, nous sommes si près de la frontière belge que nous pourrions l'atteindre en quelques minutes et que nous voyons s'étaler le panorama de Momignies. Tableau coquet, fait d'un moutonnement de toits d'où émergent une église et le vaste édifice qu'est le pensionnat congréganiste devenu si florissant après la loi française de séparation. Nous atteignons Ohain sans fatigue. Encore le même calme que rompt seulement les allées et venues de quelques soldats  au repos. Quelques fidèles sortent d'une très moderne église; des fermières vont à la laiterie allemande porter quelques "cannes de lait". Si Ohain est un village de minime importance quant au nombre, ses ressources industrielles sont nombreuses. Il compte filatures (voir photo ci-dessus), carrières, brasseries. Il tira sa célébrité du croisement des routes d'Anor et des chemins qui mènent... en Belgique. Tout ce qui touche à la contrebande connaît Ohain, quartier général de la fraude, avec Momignies comme magasin central*. Cette industrie traverse actuellement une crise lamentable. On peut dire que les contrebandiers meurent faute de marchandises. En paix, le recensement de 1911 attribue à Ohain 1343 citoyens. L'autorité allemande, avec la précision qui la caractérise, eu a recensé 1010. Il y aurait donc eu un exode de 25 % indigènes, y compris les mobilisés. Ceux qui sont restés se groupent autour de l'écharpe tricolore de M. le bourgestre Bertrand. D'Ohain on gagne Fourmies par une route pittoresque et qui doit être charmante en été : étoupes ombragées, boqueteaux, étangs bordés de bouleaux élancés, rien n'y manque... Et l'on accède au bout de l'interminable rue du Fourneau, près des abattoirs fourmisiens."  (à suivre)

 (*) La Belgique alors que sa neutralité a été violée, jouit d'un statut particulier. Ceci explique que durant l'occupation on y trouvera un ravitaillement plus substentiel que chez nous. On manque de tout ou presque. Tout est rationné : la viande, le pain, le charbon... Même, les vélos sont réquisitionnés. L'hiver 1916-1917 se révèle particulièrement dur. Il fait - 20° en mars. L'hiver suivant, moins rigoureux, est d'autant plus rude que tout manque, y compris les chaussures.

 

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D'AVESNES A HIRSON

Si la route d'Avesnes à Fourmies conserve des traces nombreuses de l'invasion et des frictions entre notre arrière-garde et les éclaireurs ennemis, tonte la campagne environnante semblerait en paix. Seuls la présence de garde-voies et patrouilleurs allemands que nous croisons en chemin nous rappellent que nous sommes en pays occupé. Des hauteurs de Floyon nous dominons la pente douce des pâture; haies noires comme des traits durs sur la verdure uniforme, Depuis le Rainsart, passant par Etroeungt nous avons croisé des troupeaux au pacage. Ce sont des pensionnaires arrivés d'Allemagne, m'explique-t-on , et dont le gîte et le couvert sont payés huit sous par jour. Les fermiers viennent de terminer la « saison » » de beurre et leurs sourires ont l'éloquence des aveux satisfaits. Ce cadeau des Dieux s'est maintenu, à la ferme, aux environs de 2 francs la livre, de mai à la fin septembre. La réquisition livrée, les fermiers ont pu fournir à beaux deniers boutiques françaises et casinos allemands. D'Etroeungt, nous pouvions gagner directement Wignehies, mais le chemin dos écoliers nous conduit à Féron.

Là, commence le territoire de Ia Commandanture de Fourmies (voir photo ci-dessus) et là aussi nous sommes à la lisière du royaume de la laine et du verre.  Féron, cependant, n'est pas encore une agglomération industrielle. C'est un minuscule village, vivant par lui-même, demandant peu au voisinage. 666 âmes nous dit le recensement, mettons à l'heure actuelle 400 citoyens administrés par M. Achille Evrard. En cet après-midi brumeux, le village qu'on devinait la veille d'un calme virgilien est en rumeur : il attend pour le soir, le lendemain au plus tard, 200 évacués de la ligne de feu. On aménage des locaux vides; on rassemble les ferblanteries les plus disparates. On n'est pas riche, mais il faut dignement recevoir ces malheureux. Près d'une miniature de kiosque à musique haut perché sur un pivot, des soldats allemands engrangent des foins en sifflotant... Vue de là, l'église s'affirme ancienne et d'une charmante rusticité, trouvaille rare dans cette contrée issue de la grande poussée moderne. Déception. Il ne reste de l'édifice original qu'un avant-corps quadrangulaire portant, griffée dans sa maçonnerie épaisse, une date : 1614. Le reste est de récente réfection et le mobilier entier de l'église sort en droite ligne de la chromographie contemporaine de Saint-Sulpice. Un petit détail amusant, presque symbolique :" Une rutilante statue représente saint Eloi, Or, l'aimable patron de la Forge et de la Métallurgie porte sur la poitrine et sur le gant épiscopal, relevée d'or et bien eu vue : ... la Croix de Fer. Un cimetière- vieillot, une roue de scierie aujourd'hui muette, adaptée sur la vanne d'un étang jonché de feuilles rouillées; un lot de poules, dernier « carré » du village sans doute; un charmant nom glane au passage : Rue Heureuse et nous avons fait le tour de Féron.

 

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Wignehies est une suffisante compensation. Voilà bien la cite-type de la région du Nord. C'est un village, mais un village de 4162 âmes, c'est-à-dire numériquement deux fois et industriellement dix fois plus important que tel chef-lieu d'arrondissement de la région alpine. Wignehies est le complément direct de Fourmies, un faubourg éloigné qui continue sans transition l'économie industrielle de la ville : tissage, filaturcs, brasseries. Sa position l'avantage à un autre point de vue. Surtout pendant cette guerre, Wignehies est une étape obligée des produits d'élevage. Les beurres et fromages de Rocquigny, de Tatimont et de Clairefontaine y sont rassemblés, entreposés avant de s'acheminer vers Fourmies. À l'heure actuelle, on ne peut avoir qu'une image incolore et réduite du Wignehies de la paix. Les tissages sont fermés; muettes les filatures ; closes aussi les brasseries, beaucoup d'hommes sont appelés au travail hors du pays et le reste des citoyens se perd dans des groupes d’immeubles semés un peu partout, sans autre agglomération sérieuse qu'au voisinage de l'église. Wignehies n'enregistrera guère dans ses annales dramatiques que la journee du 26 août où l'artillerie allemande repérant les colonnes d'arrière-garde francaise envoie quelques obus. L'un d’e u x frappe le cadran de l'église sur le coup de neuf heures. Un autre enflamme l'immeuble dit « Fondation Fontaine-Carlier » sans faire d'autre victime qu'un fantassin français…(voir photo ci-dessus) C'est à ces heures troubles qu'il faut placer l'exode des gens du village dont beaucoup revinrent au bercail et qui forment un ensemble de plus de trois mille, avec M. Wiart comme pasteur municipal. Par le fait de la dualité de sa vie économique, Wignehies a relativement moins souffert que Fourmies et se relèvera plus facilement et plus vite. Cette aimable bourgade n’a cependant qu'un avenir limité, lié au sort même de Fourmies et dépourvue qu'elle est de moyens de communications rapides. Quelques centaines de mètres à peine séparent les écarts de Wignehies du centre urbain de Fourmies. Nous ne parlerons pas aujourd'hui de cette ville qui a fait l'objet d'une courte monographie de guerre, parue à cette place. Nous contournons la ville, prenant la voie directe qui conduit à Hirson. Le pittoresque étang de la Bouchère, deux dos-d'âne et nous voici à l'entrée d'Anor...

 ANOR-La-Gare

... Anor! Encore un de ces villages-villes caractérisés. Ville par son importance numérique : 4610 habitants, village par un égrènement de ses villages tel que l'ensemble a 1a superficie d'une, grande ville de province. Anor en temps de paix, tire son importance de sa triple situation de vigie douanière, de nœud ferré et de centre industriel. La frontière franco-belge est à vingt-cinq minutes à peine d'une des extrémités du bourg; dans la gare (voir photo ci-dessus) se croisent les rails qui mènent à Avesnes, Hirson, Chimay. Anor compte tissages, filatures, verreries, papeterie, Savonnerie. Ces trois facteurs ont, avec la guerre, singulièrement diminué d'importance. La frontière ne répond plus à aucune réalité perceptible; deux au moins des trois lignes n'ont plus qu'un mince intérêt; enfin tout l'organisme industriel a du stopper. On nous avait dit qu'Anor aurait, au début de la guerre, une importance militaire de premier ordre : trouée d'Anor, cote culminante..., etc. Les faits n'ont pas répondu à cette attente Anor a entendu, mas-t-on dit, quatre ou cinq coups de fusils échangés entre des uhlans et des soldats français égarés dans le bois. Si nous en croyons la tradition, il ne serait resté dans la ville, au moment de l'investissement, que vingt deux personnes. Cette extrême précision nous incline au doute, mais si le fait est exact, il constitue certainement un record. Il est vrai qu'on assure en même temps que tout ce flot d'exode est rentré, que cent immeubles à peine restent abandonnés, ce qui me semble un nouveau record, mais en sens inverse. Anor donne, par ces temps de guerre une impression de vitalité, tout au moins de mouvement un peu plus intense qu'ailleurs. Notre impression est née sans doute d'allées et venues d'équipes d'ouvriers travaillant dans les bois ou de-ci de-là. La ville d'Anor relève de la Commandanture de Fourmies avec M. Meunier, pour maire. Les relations quotidiennes des deux centres sont assurées par un agent de police ressemblant... à quelque distance, à un lieutenant de « vitriers ». Nous dirons pour en finir qu'Anor obtient quelques effets pittoresques du fait de son assiette topographique et de l'étang qui en forme le centre. Du parvis de l'église, sœur cadette de celle de Wignehies, nous avons l'illusion d'un cirque boisé et , dans  Ies fonds, des vaguelettes frissonnant sous la brise.

______ F I N ______

31 octobre 2012

OHAIN - La Grand-Place

OHAIN-La Place

Les cpa sur Ohain sont rares et celle-ci vers les années 20 ne fait pas exception. Comme souvent pour les cartes postales de ce village frontalier, l'éditeur et le photographe sont Belges. Il faut noter qu'il existe également en Belgique la localité d'Ohain, village qui fait aujourd'hui partie de la commune de Lasne dans la province du Brabant wallon.

3 octobre 2012

TRELON - Spectacle humoristique ***

TRELON-Didier Gustin

DIDIER GUSTIN 

« Ajouter comme ami »

Salle des Fêtes Trélon le Samedi 6 Octobre à 20h 30

Entrée : 15 € (gratuite jusque 12 ans)

Didier GUSTIN nous entraîne dans son monde peuplé de « ses nouveaux amis », de la nouvelle scène française aux célèbres vedettes de nos grands-parents, des comédiens à la mode aux politiques du moment.

En incroyable showman, accompagné par le guitariste virtuose Laurent Roubach, il les imite avec brio et humour pour nous régaler d’un spectacle dont on sort époustouflé par la performance, bien revigoré par l’humour et l’énergie, attendri par un brin de poésie… bref tout simplement heureux

Voix incontournable des Guignols de l’info sur Canal +, Didier GUSTIN vous prouvera en direct qu’il ne manque pas d’airs.

 

 Réservations en mairie (03.27.60.82.20)    courriel : secretariat@ville-trelon.fr

2 octobre 2012

AVESNES SUR HELPE - Le Marché

Jusqu'au milieu du XXe siècle, Avesnes-sur-Helpe était considéré comme étant l'un des plus importants marchés au beurre et fromages de France

Ces cinq cpa du début du XXe siècle illustrent bien l'importance de ce marché. À cette époque, les exploitants agricoles, appelés « herbagers » ou « censiers », transformaient directement leur production et allaient la vendre sur ce marché. Aujourd'hui,  il existe encore dans les villages environnants des  fermiers qui vendent directement leurs produits de la ferme. 

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AVESNES-Le Marché8

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AVESNES-Le Marché5

AVESNES-Le Marché7

10 août 2012

SAINS DU NORD - Le Pont de Sains

 SAINS DU NORD-Le Pont de Sains

Sur cette cpa du début des années vingt on découvre cet endroit aux confins des territoires de Sains du Nord, Féron et Glageon. Comme souvent à cette époque, des intempéries ont rendu la route extrêmement boueuse. Au fond on distingue un attelage de 4 chevaux qui débarde du bois, ainsi qu'une longère qui sera reconvertie plus tard en auberge (voir ci-dessous). A droite un estaminet.

SAINS DU NORD-Auberge du Chatelet

Cette auberge très réputée dans la seconde moitié du XXe siècle sera détruite par un incendie.

 SAINS DU NORD-Le Pont de Sains (4)

 Voici cet endroit aujourd'hui. La longère qui abritait l'auberge a été restaurée. A droite l'estaminet est devenu une pizzéria.

2 juin 2012

TRELON - L'Etang de la Folie

Cette superbe photo panoramique a été réalisée par une photographe "pro" de Charleville. C'est en découvrant mon blog qu'elle m'a dit avoir été inspirée pour se rendre à cet endroit. En contre-partie elle m'autorise à publier cette photo que vous pourrez retrouver sur son site dont je vous livre le lien :

http://www.flickr.com/photos/laureos/with/5748087889/

La FolieCliquer sur le panorama pour l'agrandir

22 avril 2012

TRELON - Résultats du 1er tour de la présidentielle 2012

Je me borne ici à publier uniquement les résultats de mon village. Pour ce qui est des autres communes, cliquez sur le lien suivant  qui vous dirigera sur le site internet de l'Observateur de l'Avesnois :

http://www.lobservateurdelavesnois.fr/L39Observateur-de-l39Avesnois,1.media

ou sur ce site : http://elections.europe1.fr/

 Elections Présidentielle 2012 (1er tour) - Copie

Le maire, François Louvegnies, ne s'explique pas le résultat. Dans une commune où la délinquance et l'insécurité ne sont pas un fléau, comment expliquer que les habitants votent l'extrême droite. "Certainement un vote de protestation contre la politique générale. Mais on pouvait très bien protester d'une autre façon", commentait le maire. Dans la salle, à l'heure de la proclamation des résultats, certains commentaient même : "Je préférerais qu'il y ait plus de nuls qu'un tel résultat". Marine le Pen termine en tête avec 4O voix de plus que François Hollande (390), deuxième. Enfin Nicolas Sarkoz termine 3ème avec 327 voix. Une nouvelle donne dans la commune par rapport à 2007 où Marine Le Pen termminait 3eme bien derrière N. Sarkozy et S. Royal.

(Article de l'Observateur de l'Avesnois)

Ci-dessous une vidéo de la proclamation des résultats :


résultats 1er tour élection présidentielle à... par lobservateurdelavesnois

3 février 2012

TRELON - JOHNNY MIRADOR EN CONCERT

 

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Le Samedi 04 Février 2012 à 22h00, Johnny Mirador, l’un des meilleurs

sosies de Johnny Halliday, sera en concert à la salle des fêtes avec

Emeline en première partie à partir de 21h00.

Ouverture des portes à 20h00.
Entrée : 6 € en prévente ; 8 € sur place.
Réservations : 06.31.55.93.23 ou 06.38.83.55.42

9 février 2012

TRELON - CONCERT

« UN APRÈS-MIDI À VIENNE »

Dimanche 12 février 16:00-18:00

Salle des fêtes de Trélon

 Stefan Stalanowski

Le quatuor à cordes conduit par le violoniste Stefan STALANOWSKI mettra à l’honneur la musique viennoise en faisant se succéder valses, polkas, mazurkas et galops composés par Joseph LANNER et la dynastie STRAUSS, Johann le père et ses trois fils Johann, Josef et Eduard.
Supersoliste de l’Orchestre National de Lille dirigé par Jean-Claude CASADESUS, Stefan STALANOWSKI sera accompagné par Lucyna JANECZEK, premier violon solo de l’O.N.L., Philippe LOISEMANT, altiste solo de l’O.N.L. et Olivier TALPAERT, contrebassiste solo de l’orchestre de Picardie.
Quatre virtuoses rassemblés pour un concert de rêve.

Dimanche 12 Février 2012 à 16 h 00 Salle des fêtes de TRELON
Entrée 10 € (gratuite jusque 12 ans) Réservations en mairie à partir du 16 Janvier 2012
Tél. 03.27.60.82.20 courriel : secretariat@ville-trelon.fr

6 février 2012

Des paysages de France enneigés sur TF1

C'est un joli reportage que vous avez peut-être pu voir sur TF1, notamment à propos du château et du parc de Chambord sous la neige. Si je l'édite c'est parce que mon fils et mes petites filles sont présents par hasard dans la dernière scène (la bataille de boules de neige) à la fin du reportage. Je leur adresse de grosses bises en espérant les voir  bientôt. au revoir !

Papi

 
9 mai 2022

TRELON - Un Joli mois de Mai

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Cette année 2022 figurera sans doute dans les mémoires, comme étant une année particulièrement ensoleillée, notamment durant le printemps. J'ai pris cette photo ce jour, elle nous montre un aspect de la haie qui sépare mon terrain de celui d'un voisin. Sous les sapins on aperçoit le banc sur lequel j'aime me reposer à l'ombre lorsqu'il fait chaud.

18 mars 2022

TRELON - UN COUCHER DE SOLEIL REMARQUABLE

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TRELON - UN COUCHER DE SOLEIL REMARQUABLE - CHRISNORD TRELON (Nord) (canalblog.com)

Ce n'est pas la première fois que j'édite ce type de photo.  Il semblerait que des poussières de sable venues du sahara aient sans doute accentué ce magnifique coucher de soleil capturé près de chez moi avant-hier soir.

11 mars 2022

TRELON - Fête de la Gare en 1959

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Merci à mon ami Jean-Jacques Lannois qui m'a fait parvenir cette photographie ancienne prise en 1959 par Gaston Petit. Sur celle-ci on peut voir l'orchestre  entrain de donner une aubade à l'occasion de la Fête de La Gare. 

Le chef de musique est Édouard BROUDEHOUX, ensuite :

         1 - Claude PIETTE le trompettiste

          2 - André BARBET clarinette solo

             3 - Lucien HARENG 1ère clarinette

4 - Paul TRAULET batterie

                    5 - Jean-Jacques LANNOIS  clarinette,

26 novembre 2021

LILLE - LA GARE DE LILLE-FLANDRES

Lille - La Gare

Après les travaux de 1864, la gare Lille Flandres offre des airs de déjà-vu. Réalisée par Léonce Reynaud, la façade de la gare de style néo-classique est en réalité celle initialement construite pour la gare du Nord de Paris. Devenue trop petite pour la capitale, la façade de la gare parisienne est alors démolie, déplacée et reconstituée pierre par pierre à Lille.

L’étage et l’horloge, ajoutés en 1867 lors de la reconstruction sont eux, bel et bien lillois. Les dernières modifications ont lieu de 1889 à 1892 par l'architecte Sidney Dunnett. Il y construit une halle à forme unique et rajoute l’hôtel des voyageurs au niveau de l’aile droite de la gare.

26 avril 2021

DOCUMENT - Regard sur un nid de cigognes en direct !

Un ami internaute m'a envoyé un lien qui concerne l'observation d'un nid de cygognes par une caméra 24h sur 24 ! 

 

 Il m'indique que trois petits sont nés ce vendredi, il en reste deux : à surveiller et à voir la suite durant les semaines qui précédent l'envol.

Clic sur ce lien pour accéder aux images de la caméra : 

Webcam - Sarralbe  

14 avril 2021

TRELON - L'Ancien Asile ***

TRELON - L'Ancien Asile

J'ai colorisé cette très ancienne cpa (vers 1900). Celle-ci nous montre un aspect du centre-ville et de la rue Nationale, au croisement de la rue Victor Hugo et de la rue Clavon. Le bâtiment en haut à gauche est alors un asile pour enfants (voir lien ci-dessous). C'est aujourd'hui la Maison de santé.

http://chris59132.canalblog.com/archives/2014/01/21/29003136.html

TRELON - L'école Libre des Filles - CHRISNORD TRELON (Nord)

A l'origine, ce bâtiment construit en 1868 appartenait au comte de Mérode. Avant 1906, il existait une école congréganiste de religieuses rue Clavon (centre d'affaires) qui s'en servit comme asile pour les enfants de moins de 6 ans.

http://chris59132.canalblog.com

 

6 avril 2021

TRELON - Léon-François Comerre ***

Léon Comerre

J'ai bien sûr souvent évoqué dans ces pages l'existance de ce peintre "Orientaliste" réputé (1850-1916) né à Trélon. Je vous invite cette fois à découvrir une nouvelle et très jolie vidéo :

Leon-Comerre-Portrait-of-a-Lady-with-Kitten

 

Léon-Francois Comerre) (1)

 Ci-dessous, un excellent lien qui vous fera découvrir de nombreuses œuvres de l'artiste :

 

Léon Comerre | Orientalist / Academic painter

Léon François Comerre (10 October 1850 - 20 February 1916) was a French academic painter, famous for his portraits of beautiful women. Comerre was born in Trélon, in the Département du Nord, the son of a schoolteacher. He moved to Lille with his family in 1853.

https://www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com

 

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