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CHRISNORD TRELON (Nord)
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31 octobre 2013

TRELON - Un Banquet en 1913

Voici ci-dessous le menu d'un banquet organisé à Trélon en l'honneur d'Eugène Buissart, Conseiller général du Nord

TRELON-Menu

L'attribution de la légion d'honneur est un évènement rare. C'est pourquoi une cérémonie solennelle est organisée en l'honneur du récipiendaire. A cette occasion, c'est le Préfet lui-même qui préside la cérémonie et qui est chargé de remettre la  distinction honorifique à son bénéficiaire.

TRELON-Menu1

 Eugène Buissart

TRELON-Menu2

A cette époque on aime festoyer et le menu ci-dessus ne comporte pas moins de trois plats de viande servis après un potage ! Chaque mets est bien sûr accompagné d'un vin fin adapté. Des desserts conséquents ainsi que champagne et liqueurs viennent clôturer le festin, tard dans l'après-midi. A noter que l'Union symphonique Trélonaise anime cette après-midi festive.

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27 octobre 2013

GLAGEON - Emma Boulanger

Un article de La Voix du Nord en date du 25 octobre a attiré mon attention. En effet, celui-ci titre :

« Révélations à Avesnes sur la Grande Guerre à Glageon »

On y apprend qu'un recueil de souvenirs publié en 1932 sous le titre Entre l'enclume et le marteau a été écrit par Emma Boulanger sous le pseudonyme de Buthine M.A. J'ai effectivement retrouvé ce livre ainsi que des extraits choisis sur le site du CRID 14-18, qui, je le signale, met à la disposition de tous des textes et des outils scientifiques et pédagogiques ainsi qu'un dictionnaire de témoignages. C'est précisément un témoignage accompagné d'extraits du livre d'Emma Boulanger que je vous livre ci-dessous :

GLAGEON - Emma Boulanger

1. Le témoin

Emma Hubinet naît le 11 novembre 1875 à Glageon (Nord) d’une     famille  bourgeoise et industrielle ; les tissage et corderie Louis Hubinet, fondée par son grand-père. Charles Hubinet, son père, filateur, ancien combattant volontaire de la guerre de 1870, décoré de la Légion d’Honneur (1906) et son épouse, Emma Dubois, ont eu trois enfants ; Louis (1870-1944), Emma et Nelly (1878-1966). Emma se marie le 6 mars 1905 à Achille Boulanger, négociant en laine, avec lequel elle aura deux enfants ; Roseline (1905-1994) et Didier (1907-1947). A la mort de son père le 2 novembre 1913, elle aide sa mère à diriger la filature familiale, laquelle sera détruite par les Allemands qui l’incendient en quittant le territoire le 6 novembre 1918. Elle bénéficiera des dommages de guerre pour reconstruire l’usine qui deviendra la filature du Petit Glageon en 1929. La suite de la vie du couple n’est pas connue et Emma Boulanger-Hubinet décède à Montmorency (Val-d’Oise) le 13 février 1969.

2. Le témoignage

Buthine, M.-A. Entre l’enclume et le marteau (1914-1918). Paris, imprimerie Paul Dupont, 1932, 343 pages, non illustré.

Sous un nom d’emprunt, formé par l’anagramme de son patronyme et les initiales phonétiques de son prénom, Emma Hubinet met un zèle tout particulier dans l’ouvrage à protéger le véritable état-civil de sa famille et le nom de sa commune, Glageon, gros village de près de 2 850 habitants (1911) presque limitrophe à la Belgique. Les quelques éléments fournis dans l’ouvrage confirment toutefois que sont bien évoqués sa mère, son père, décédé en 1913, et ses deux enfants, âgés de 9 et 7 ans à la déclaration de guerre. De fait, c’est également l’histoire de Glageon et de la filature Louis Hubinet pendant la Grande Guerre qui sont racontés par Emma. Passés les premiers jours d’août 1914, où elle assiste à la mobilisation de cette commune de l’Avesnois, au sud de Maubeuge, elle est prise en voiture dans l’exode des populations frontalières et belges (page 17) alors qu’arrivent les Anglais en renfort. Mais Maubeuge capitule, Achille, son mari, part alors pour la captivité, et la région est envahie dès les premiers jours de septembre 1914. Commence alors une longue et douloureuse occupation et le lent dépeçage de ses biens et de l’usine familiale à coups de perquisitions (une vingtaine en tout) et de réquisitions de tout ce qui peut servir à l’occupant. En mai 1915, pour avoir critiqué le fait que « dans les régions envahies, nous étions empoisonnés par la Gazette des Ardennes » (page 91), elle écope de 10 jours de prison au Château des Carmes de Trélon, car elle refuse de payer une amende de 100 marks. De forte personnalité, elle multiplie les actes de « résistance » par « un esprit frondeur qui se manifeste en toutes occasions » (page 113), et qui lui vaut, le 5 février 1916, une nouvelle condamnation, cette fois-ci à 3 mois de prison à purger en Allemagne, à la prison de Trier (Trêves) puis Siegburg. De retour à Glageon, elle continue de s’opposer à l’exhaustion de son patrimoine industriel et écope d’une nouvelle condamnation de 3 mois de prison, en avril 1917, pour sa mauvaise volonté devant les « réquisitions », ainsi que du surnom de « madame Capitaliste » (page 208). En effet, politiquement, elle dit des socialistes : « Tous nos conseillers municipaux sont socialistes, Les belles doctrines du parti ; l’égalité des classes, le partage intégral, l’entr’aide sociale, nul parmi eux ne les a pratiquées ; elles se sont effritées sur les pierres de touche de l’égoïsme, et du népotisme. La guerre a arraché leurs masques » (page 329). 1917 est une année difficile au point de vue alimentaire – en témoignent les tableaux comparatifs des rations des aliments de première nécessité reproduits pages 257 et 258 – aussi œuvre-t-elle par pétitions à la C.R.B. (Commission for Relief in Belgium) à améliorer le sort de ses compatriotes. Le 6 novembre 1918, elle assiste accablée à l’incendie de la filature familiale et aux destructions d’une armée allemande en retraite. La libération apporte en effet des exactions que l’occupation n’avait pas vu commettre. La fin de la guerre n’arrête pas son récit qui évoque l’épuration, jusqu’au procès de Lille, où elle est convoquée comme témoin en avril 1921. Elle ressort de cet immédiat après-guerre avec le sentiment d’un « assainissement » inachevé (page 339). Elle termine son récit sur des phrases prémonitoires, écrites en mars 1932, et frappées au coin de la fatalité : « On n’est bien persuadé à présent qu’une nouvelle guerre est inévitable. L’Allemagne ne se résigne pas, elle élève ses enfants dans le culte de la revanche. A la tête des agitateurs, l’épileptique Hitler domine la masse populaire, et déchaînera l’abominable cataclysme » (page 343)...

GLAGEON-Filature Louis Hubinet

En novembre 1918, Emma assistera à l'incendie de l'usine familiale

3. Analyse

L’histoire de la Résistance française pendant la Grande Guerre reste à écrire. Le journal d’Emma Hubinet en est une indéniable contribution par le témoignage d’une résistante inertielle d’une chef d’entreprise en zone occupée. Car elle est véritablement une personnalité ; bourgeoise cultivée et volontaire, elle représente les rares prises de parole du monde industriel [1] qui fut lui aussi victime de la Grande Guerre et qui a concouru également pour une large part à la résistance intérieure sous l’occupation, en tentant de limiter l’apport forcé à l’économie de guerre allemande. Elle multiplie donc, outre sa mauvaise volonté permanente, les soustractions de matières premières aux perquisitions, et développe des trésors de ressources pour en dissimuler le plus possible aux visites domiciliaires, jusqu’aux linges « cachés dans les jardins, dissimulés dans les haies, ou confiés aux voisins déjà perquisitionnés » (page 278). C’est très souvent le motif qui va occasionner ses condamnations à la prison, augmenté d’un comportement d’opposition systématique et de bravade exaspérant pour l’occupant. En fait, elle effectue un travail de sape psychologique qu’elle pense effectif quand elle constate que « les soldats partent démoralisés, sans entrain, l’âme endeuillée » (page 280) après ses entrevues. Alors qu’elle écrit en 1932, elle confie : « Même à l’heure actuelle, écrivant après de longues années le récit de mes souvenirs de guerre, j’ai un tel respect pour les cachettes, restées inviolées, que je n’en livre pas le secret, me souvenant des difficultés accrues en France libre les moyens dont on usait pour tromper les Allemands ; ceux-ci étaient finalement renseignés par leurs espions » (page 64). Elle enterre en effet le vin (page 107) ou ses tuyaux de cuivre ; « ce cuivre-là au moins ne fut pas converti en munitions » (page 85). C’est très vraisemblablement le statut social de la réfractaire qui lui évitera la déportation et les camps de travail. Toutefois, sa non participation à un réseau actif de résistance ne lui confère pas toutefois le statut d’une Louise de Bettignies avec laquelle elle sera par ailleurs incarcérée (page 163).

GLAGEON-Louis Hubinet

Sa vision des Allemands est bien entendu sans complaisance ; « les jeunes officiers ressemblent pour la plupart au Kronprinz ; sans doute copient-ils ses manières et accommodent-ils leurs visages dans ce but » (page 42). Plus loin, elle revient sur les images d’Epinal d’un Allemand voleur mais qui « avait épargné la pendule. Ce procédé confirme la remarque faite depuis l’invasion. Les Allemands que l’on a appelés, après la guerre de 1870, LES VOLEURS DE PENDULES, n’ont garde de les prendre au cours de cette campagne ; elles sont sacrées, ils n’y touchent pas, d’accord sans doute avec les ordres des chefs » (pages 227-228). Elle rapporte la francophobie alimentée par l’armée allemande : « (…) je rappelle un ordre donné à la population allemande, par le général teuton Liebert, dont j’ai eu connaissance après la guerre : « Quiconque sur le sol allemand prête à un Français un toit ou un abri, quiconque serre sa main maudite, quiconque ne le méprise, et ne le hait pas jusqu’à la mort, quiconque le juge digne d’un regard, doit être considéré comme un misérable sans honneur » (pages 241-242). Elle évoque enfin, comme nombre d’autres témoins, l’odeur de l’ennemi[2], sentant « autant que des fauves »(page 302). Mais également, elle leur trouve quelques similitudes avec les combattants français : « Il y a un antagonisme profond entre les soldats du front, et les embusqués des services de l’arrière » (page 209). Elle décrit aussi les prisons et leur population ; otages, inculpés, prisonniers, ayant des conditions de réclusions spécifiques (page 101) ou des vêtements personnalisés (page 138). Emma liste les raisons possibles d’une peine d’incarcération : « refus du salut, insoumission au travail, carte d’identité oubliée ou perdue, utilisation d’objets réquisitionnés, course sans passeport, commerce d’aliments de fraude » (page 214) mais aussi conservation de lait ou de beurre pour les fermiers, utilisation du mot boche, etc. Elle note une différence de traitement entre les populations belges et françaises envahies (page 211). Elle dévoile les multiples subterfuges dont elle use pour tromper la censure et la surveillance des courriers, change de nom, de profession (page 194), de statut, de style d’écriture, passant la correspondance par la Belgique toute proche (page 104). Des ruses similaires sont employées pour faire passer des victuailles aux prisonniers (page 213). Le conflit durant et malgré l’aide de la C.R.B. du comité hispano-américain, l’alimentation et la vie quotidienne deviennent de plus en plus difficiles ; augmentation du prix des denrées (notamment pages 243 et 257), les feuilles séchées de noyer remplacent le tabac (page 253), il n’y a plus de chaussures (page 267), les inconfortables matelas « en poils de bêtes » (page 279), etc. Bien entendu, elle garde, même après-guerre  une profonde aversion contre l’occupant : « (…) des équipes de prisonniers allemands, sous la direction de gardiens inflexibles, réparent les dégâts des leurs. (…) J’éprouve même un réconfort intense à voir ces pelotons peiner, suer, car je les ai vus à l’œuvre et je sais comment ils traitaient les nôtres » (page 332).

Yann Prouillet, février 2013

  GLAGEON-La-Mairie

L'ancienne maison bourgeoise d'Emma est aujourd'hui devenue l'Hôtel de ville

NB : L'article de la Voix du Nord se termine en indiquant que les bâtiments de la filature Hubinet sont occupés par la Communauté Emmaüs. Je pense qu'il y a confusion avec le Tissage du Moulin, en effet, la filature ne se situait pas à cet endroit, de plus elle sera à nouveau détruite par un incendie et rasée.

6 octobre 2013

FOURMIES - Rue de Grenoble (Histoire d'un Immeuble)

GRAND HÖTEL

Au tout début du XXe siècle, ce bel immeuble abritera Le Grand Hôtel . Il se situait à l'angle de la Rue de Grenoble et de la Rue Gambetta.

FOURMIES-Rue de Grenoble

Il sera ensuite occupé par un grand magasin de tissus à l'enseigne Paul Cusse. Ce dernier avait trouvé un bon moyen de faire sa publicité par le biais de cartes postales publicitaires qui voyageaient ainsi dans toute la France (voir ci-dessous).

FOURMIES-Paul Cusse

FOURMIES-Paul Cusse1

Destructions 14-18

A l'image des autres immeubles situés près de la Gare, il sera très endommagé à l'issue de la guerre en 1918

FOURMIES-Daumer 1942

Un peu plus tard (dans les années vingt), il servira à la Cie Daumer (Fabrique de peintures fondée en 1892)

DAUMER-Fourmies

Rue de Grenoble

L'immeuble dans les années 30

FOURMIES-Rue de Grenoble1L'immeuble dans les années cinquante

Fourmies-Rue de Grenoble

Outre des logements, l'immeuble abrite aujourd'hui un restaurant

21 septembre 2013

LIESSIES - Scènes Champêtres

LIESSIES-Paturages (2)

Ces belles cpa nous montrent deux jolies scènes de la vie champêtre dans la première moitié du XXe siècle.

LIESSIES-Paturages
Traite 1959Une étable en 1959


Adieu veaux, vaches, cochons, couvée ...

A la vue des scènes champêtres d'hier et des photos contemporaines qui suivent, on peut s'intérroger sur les conditions de vie des animaux. En effet, il est devenu urgent de donner un statut juridique à l'animal, notamment en modifiant la réglementation qui concerne ses conditions de vie délétères dans l'élevage intensif en batterie que nous connaissons aujourd'hui.  Bien entendu, cela passe aussi par la modification de  nos habitudes alimentaires et le développement de l'élevage biologique

Batterie de vaches laitières

Elevage de bêtes à viande

Elevage de porcs

elevage de poulets en batterie &

Elevage poulets

Salle de gavage pour canards Sud-ouest de la France 2004

16 septembre 2013

AVESNOIS - Les Journées Européennes du Patrimoine

Ma visite à Bavay étant terminée je décide alors de rejoindre le Sud-Avesnois en passant par Ferrière La Petite pour visiter le Musée de la faïence et de la poterie.

Musée de la poterie

Ce petit musée sympathique est installé autour de son four-bouteille à flamme retournée. Il fut construit vers 1890 et exploité jusqu'aux environs de 1957 (date de fermeture de la Poterie Lambert). Il est aujourd'hui classé monument historique.

FOUR 1

Une vue intérieure du four dans lequel les pièces étaient empilées. La cuisson durait 70 heures.

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De nombreuses vitrines agrémentent le parcours. A l'intérieur elles nous nous montrent des exemplaires de la production de grès  bleus décoratifs du XVIIIème siècle.

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 A l'apogée de sa production, Ferrière-la-Petite compta jusqu'à douze ateliers qui employaient deux cents potiers.

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Ici les grès bruns utilitaires ...

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... comme on en rencontre encore beaucoup chez les "anciens" ou sur des brocantes.

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A la fin du XIXe siècle Sars-Poteries et Ferrière-La-Petite deviennent des centres spécialisés dans la production de tuyaux de grès anti-acide pour l'évacuation des eaux usées. La buserie, c'est le nom de cette activité, tend à se développer à partir du XXe siècle en raison de l'importance des travaux d'urbanisme et d'assainissement des villes.

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Un petit espace du musée est réservé à la reproduction d'une modeste pièce à vivre comme on en trouvait à cette époque. Un atelier de production artisanale complète l'ensemble et perpétue la technique du grès bleu salé, en organisant des stages de création.

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16 septembre 2013

AVESNOIS - Les Journées Européennes du patrimoine

Forum antique de Bavay

A l'occasion des JEP,  j'ai été infidèle cette année au Sud-Avesnois. En effet, je me suis rendu dans le Nord-Avesnois en direction de Bavay où parallèlement à la visite traditionnelle du Forum antique, se déroule une magnifique exposition temporaire (voir affiche ci-dessus).

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Avant de visiter le forum antique et son musée, une petite visite s'impose sur la Place du Général de Gaulle où l'on découvre le bel Hôtel de Ville et son beffroi ainsi que la Colonne Brunehaut. A proximité on trouve un joli parc avec son kiosque à musiciens.


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BAVAY (BAGACUM), capitale de la Nervie, fut fondée il y a 2000 ans sous le règne d'Auguste. Ses vestiges romains comptent parmi les plus importants du Nord de l'Europe. Avant de nous faire découvrir le forum, notre guide nous fera remarquer que c'est grâce aux bombardements allemands de la seconde guerre mondiale, qu'apparaitront ces splendides ruines romaines ! Il ajoutera non sans humour, que l'église  fut hélas sauvegardée car sa destruction aurait sans doute permis de faire apparaître les thermes sur laquelle elle a été construite !

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Cet ensemble immense, qui s’étale sur une superficie de 2500 m2, comprend des bâtiments civils, des boutiques, des entrepôts. Du sol, furent exhumés des éléments d’architecture, des morceaux de frise, des colonnes, des chapiteaux, des objets d’art et d’autres utilitaires. Les fouilles sont loin d’être terminées puisque l’on estime à 25% la surface mise à jour.


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Le musée du Forum Antique se trouve aux abords du site archéologique

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Le cryptoportique du Forum de Bavay soutenait la partie occidentale du forum, large de 95 mètres. Sa construction en moellons alternés par des pierres et des briques est restée sous forme de vestiges bien conservés.

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De très belles statuettes en bronze sont à découvrir

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Les nombreuses vitrines du musée présentent des quantités d'objets de la vie quotidienne des habitants

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Bustes de Marc Orèle, Empereur de 161 à 180 et son épouse l'Impératrice Faustine la Jeune

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Bustes et tête d'Antonin le Pieux

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A gauche, Buste d'homme cuirassé en marbre (vers130), à droite tête- portait colossale d'Antonin le Pieux (inachevée), Empereur de 138 à 161

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Buste de Trajan, Empereur de 98 à 117

11 septembre 2013

MOUSTIER EN FAGNE - Un élevage bio

Des Highlands au coeur de la Fagne !

J'ai rarement l'occasion de parler de ce petit village d'une soixantaine d'habitants qui ne compte que peu d'articles sur mon blog (voir rubrique concernée). Pourtant un évènement a permis de mettre en avant cette localité qui a accueilli la famille Delassus (un couple avec ses deux enfants), d'autant que la population n'augmente pas et tend même à diminuer. De plus, grâce à leur arrivée, une exploitation agricole a été sauvée !

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Le mari, Grégory a repris en location au Conseil général, l'exploitation et 52 ha provenant d'une ferme dont le propriétaire prenait sa retraite, afin d'y élever des vaches Highlands destinées à la production de viande bio, tandis que sa compagne s'est vue attribuer la location de 24 ha et le quota laitier, pour les exploiter en complément de l'activité de son compagnon.

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Il faut savoir qu'une partie des terrains rachetés par le Conseil général du Nord étaient classés pour partie Natura 2000, et en totalité ZICO* et SNIEFF*, et que c'est pour ces raisons que l'ENS (Espace Naturel Sensible) du Conseil Général avait racheté la propriété pour la rendre à la nature. Aujourd'hui ces terres sont mises en location dans un cadre strict : Deux années durant lesquelles les agriculteurs et le Conseil Général expérimentent la mise en oeuvre des clauses environnementales du contrat, dans le cadre d'un bail Safer. Puis vient la signature d'un bail rural après validation des deux années précaires. C'est dans ce cadre que les deux candidats ont été retenus.

* ZICO : Zône Inter Communautaire Ornithologique.* ZNIEFF : Zône Naturelle d'Intérêt Ecologique, Floristique et Faunistique.

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Après une formation à l'agriculture bio,Grégory a travaillé à GABNOR puis s'est lancé dans l'élevage porcin à partir de 2000. Comme il souhaitait aller jusqu'au bout de sa démarche, il a immédiatement développé la vente directe, pui créé un laboratoire de découpe. Enfin, pour répondre à une demande toujours plus grande des consommateurs, il est devenu producteur de viande bovine en développant cet élevage de Highlands, race rustique qui vit dehors toute l'année et se montre parfaite pour l'éco-pâturage.

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Grégory Delassus commercialise sa production via différents circuits courts, dont une association qu'il a créé lui-même en 2009.

Photos © Chrisnord-2013

7 septembre 2013

CARNET DE VOYAGE - L'Ile de Ré (Fin)

 Ars-en-Ré est classé parmi les plus beaux villages de France grâce à son authenticité et son architecture préservée.

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L'église Saint Etienne d'Ars-en-Ré possède un clocher dont la flèche de 40 mètres a la particularité d'être noire et blanche. Visible de loin, c'est un repère pour la navigation qui permet ainsi aux marins de s'orienter.

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 L'église St Etienne a une autre particularité : Elle présente une structure romane et une structure gothique dans le même édifice.

ILE DE RE 3 008


ANECDOTE PEU BANALE :

 

A peine étions nous arrivé à Ars-en-Ré, alors que je stationnais la voiture près de l'église, mon épouse me fit remarquer qu'un client peu ordinaire pénétrait dans la boulangerie toute proche. Celui-ci ressemblait fortement à un personnage bien connu de la vie politique. Peu de temps après, il ressortit en tenant dans la main droite un sachet. A tout hasard, je pris une photo de dos avec un zoom maxi (voir ci-dessous). L'avez vous reconnu ? ...

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... Non !, alors passez à la seconde photo ...

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Pas de doute, cette seconde photo confirme l'identité du personnage. Et si vous doutiez encore, passez à la troisième photo ...

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... Oui bien sûr, c'est lui ! Cet ancien premier ministre vient d'acheter son journal ...

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... et d'un pas alerte rentre chez lui en lisant son hebdo favori !


 ARS-EN-RE (suite)

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La maison du Sénéchal et les vestiges des moulins voisins sont des lieux incontournables d'Ars

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La maison de style renaissance, dite du Sénéchal, possède des échauguettes.

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D'autres vieilles bâtisses sont dignes d'intérêt et méritent elles aussi le détour.

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Les abords du port "village" sont très animés. Cafés, restaurants, glaciers sont très actifs et font aussi partie des petites ballades du soir.

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Le port est très prisé des plaisanciers et la liste d'attente est longue pour obtenir un anneau.

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Comme partout sur l'île, le vélo est omniprésent. A Ars les pistes cyclables au départ du port sont nombreuses et permettent d'accéder aux nombreux marais salants du Fier d'Ars. Ils sont encore exploités aujourd'hui par 60 sauniers dans cette baie de 800 hectares.

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Alors que mon voyage se termine, en me promenant seul dans une ruelle déserte,  je me suis retrouvé curieusement à l'entrée du cimetière où le panneau ci-dessous est installé. Il semble me souhaiter la bienvenue !!!

ILE DE RE 3 043Photo réalisée sur place, sans trucage

J'ai néanmoins décidé de braver le danger et de pénétrer pour la première fois dans un cimetière marin...

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... C'est drôle à dire mais j'étais heureux de visiter seul cet endroit, comme n'importe quel autre lieu chargé d'histoire, simplement avec un peu plus de respect ...

ILE DE RE 3 046
«Je m'abandonne à ce brillant espace,
Sur les maisons des morts mon ombre passe
Le vent se lève! . . . il faut tenter de vivre!
L'air immense ouvre et referme mon livre.»

(Paul Valéry-Cimetière marin)

(©) Toutes les photos sont la propriété de Chrisnord et ne peuvent-être utilisées sans le consentement de celui-ci.

11 août 2013

SAINS DU NORD - La Rue de la Gare

SAINS DU NORD-Rue de la Gare

Cette cpa, vers le début des années trente, nous montre la partie basse de cette rue, à proximité du carrefour du monument Sandrart (voir ci-dessous). C'est aujourd'hui la rue Jean Baptiste Lebas.

SAINS DU NORD-Rue de la Gare1

Beaucoup de changements sur cette vue du même endroit aujourd'hui. Il semble bien que les constructions de gauche présentes sur la cpa ont été rasées. C'est aujourd'hui une friche industrielle.

SAINS DU NORD-Monument Sandrart3

Ce monument fut érigé à la mémoire d'Hector Sandrart né le 8 juillet 1832 à Sains du Nord où il décédera le 23 juillet 1911 à l'âge de 79 ans. Il fut Peigneur de laine, Cultivateur et Conseiller général d'Avesnes sur Helpe.

SAINS DU NORD-Monument Sandrart

Le monument Hector Sandrart de nos jours

16 août 2013

FOURMIES - La Filature du Palais

FOURMIES-Salle des fêtes-Filature du Palais détruite

Je peux vous proposer aujourd'hui cette cpa très rare puisqu'il s'agit des ruines de la Filature du Palais créée en 1852 et qui était située en centre-ville. Elle fut transformée ensuite en Salle des Fêtes en 1902.

FOURMIES-Salle des Fêtes3

Cette Salle des Fêtes sera à son tour détruite par un incendie en 1928. A son emplacement, en 1933, sera construit le théâtre que nous connaissons aujourd'hui.

FOURMIES-Théâtre

Le Théâtre municipal dans les années 50. Il sera rénové et mis aux normes en 2012. Il porte le nom de Théâtre Municipal Jean Ferrat.

Liens connexes :

http://chris59132.canalblog.com/archives/2012/01/05/23169607.html

http://chris59132.canalblog.com/archives/2011/05/10/21101762.html

http://chris59132.canalblog.com/archives/2012/02/20/23564787.html

7 juillet 2013

AVESNOIS - ETROEUNGT

Par ce beau dimanche d'été, j'étais sur la grande brocante d'Etroeungt. J'en ai profité pour prendre ces quelques photos pour les partager avec vous.

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"Les Degrés" sont des escaliers qui permettent de relier le haut du village (Place de l'église) au village bas.

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Ci-dessus un aperçu sur le village. Les habitants d'Etroeungt sont appelés courbeteux en raison du courbet, outil qu’ils utilisaient pour couper les branches des haies.

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Situé au cœur de l’Avesnois, le bourg est baigné par les eaux de l’Helpe mineure.

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Cet ancien moulin à farine deviendra une filature de laine en 1839. En 1898, une société en fait l’acquisition pour produire de l’électricité. Le village sera donc électrifié très tôt. Son activité cessera en 1939.

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© Chrisnord

8 juillet 2013

TRELON - Vue Aérienne

TRELON-Vue aérienne2

Grâce à l'informatique, une carte postale aérienne d'une bonne définition peut permettre d'effectuer des découpages sur des zones  qui paraissent intéressantes, ceci dans le but de les mettre en évidence. C'est le cas ici avec cette cpa du début des années cinquante. En effet, les deux vues suivantes sont extraites de la carte postale ci-dessus qui nous montre un large aperçu sur le centre-ville.

TRELON-Vue aérienne2 - Copie

Ci-dessus j'ai découpé la partie qui concerne la Verrerie Parant dont la cheminée fumait encore à cette époque.

TRELON-Vue aérienne2 - Copie (2)

Ici c'est la route de Chimay que j'ai fait ressortir afin de mieux découvrir le séchoir et son toit en pavillon qui faisait partie de la brasserie située rue Heureuse. Elle deviendra ensuite la Perception.

19 juin 2013

TRELON - L'Orchestre Barbet

Je dois les deux premières photos à Gérard Lemaire que je remercie. Elles nous montrent l'orchestre Barbet rebaptisé au début des années 70 "Dreaming Men". A noter que Gérard (à la batterie) figure sur ces deux photos

TRELON-Dreaming men version classqiueThe Dreaming Men (version classique) - © G. Lemaire

TRELON-Dreaming men version rockThe Dreaming Men (version rock) - © G. Lemaire

Merci également à Michel Bombart qui m'a envoyé les deux autres photos ci-dessous. Elles concernent également l'orchestre Barbet mais sont plus anciennes (années 50). A cette époque c'était l'orchestre "Androbert"

ORCHESTRE ANDROBERTL'Orchestre Androbert - © M. Bombart

BARBET - familleUne partie de la famille Barbet sur le pérron d'un chalet du château - © M. Bombart

Sur cette belle photo prise sur le perron d'un chalet du château, on reconnaît André Barbet (assis à gauche) et sa sœur (assise à droite), debout de gauche à droite un frère d'André, Mrs Harand et Hautier ainsi qu'une autre personne non identifiée.

Lien connexe : http://chris59132.canalblog.com/archives/2011/10/15/22344152.html

NB : Si vous penzsez avoir reconnu d'autres personnes, merci de laisser un commentaire ci-dessous

25 mai 2013

AVESNES SUR HELPE - La Grand'Place

AVESNES-La Place d'Armes (4)

Cette jolie cpa de la Grand'Place nous montre au premier plan le Magasin Leclercq-Supermant à l'enseigne "A la Confiance" au début du siècle passé.

AVESNES-La Rue de France (3)

Peu de temps après, on retrouve cette enseigne à l'angle de la Rue de France (près de l'immeuble de la Caisse d'Epargne).

 

AVESNES-La Rue de France (9)

L'immeuble bien que moderne pour l'époque n'a pas cet aspect aujourd'hui. Situé près de la Collégiale, aurait-t-il subit des dommages collatéraux lors de l'incendie de celle-ci en 1944 ? Dans les années 50, ce sera un magasin à l'enseigne "Coop".

1 juin 2013

WIGNEHIES - La Rue de Rocquigny

WIGNEHIES-Rue de Rocquigny

C'est dans cette rue que Valéry et Ernest Bonnechère  achètent un terrain  pour y construire un peignage et une filature au milieu du XIXe siècle. Elle deviendra en 1900 la Sté Jourdain et Cie. C'est la cheminée de cette usine que l'on découvre ici.

WIGNEHIES-Rue de Rocquigny (2)

Le même endroit aujourd'hui. L'usine a été rasée. Il subsiste les habitations entre lesquelles se situait l'imposante cheminée...

WIGNEHIES-Usine Jourdain

... et curieusement la base de celle-ci est toujours présente, comme pour porter le témoignage de l'existance de l'activité industielle passée qui existait en ces lieux.

5 juin 2013

ESCALE A DUNKERQUE (3)

DUNKERQUE 02062013 022 - CopieLE MIR (Russie)

Le Mir-trois mâts carré est considéré comme le plus rapide des voiliers-écoles actuels. En russe son nom signifie la paix. Il a été construit pour l'URSS aux chantiers navals de Gdansk en Pologne. Désormais sous pavillon russe, il conserve sa vocation de voilier-école, affecté à l'académie maritime de St Petersbourg. Aux côtés des cadets, il embarque également des stagiaires. Il mesure hors tout 109,40 m et sa voilure maximum est de 2720 m².

DUNKERQUE 02062013 024

Une vue du 3 mâts Mir avec derrière lui un autre grand voilier russe de 4 mâts : Le Kruzenshtern

DUNKERQUE 02062013 033 - Copie

Impressionnante cette autre vue du Mir et du Kruzenshtern prise depuis le Quai Freycinet. Nous somme encore dans la matinée du dimanche 2 juin, le temps est splendide et la foule commence à envahir les quais.

DUNKERQUE 02062013 011 - CopieLE KRUZENSHTERN (Russie)

Lancé en 1926 par un armement allemand, ce quatre mâts barque parcourt les mers du monde pour transporter des marchandises. Transformé en navire école durant la seconde guerre mondiale, il devient navire soviétique en 1946 puis est affecté à la formation de jeunes marins au collège naval de   Kaliningrad. Il accueille également des stagiaires depuis 1990. Il mesure 114,50 m hors-tout et dispose de 3400 m² de voilure.

DUNKERQUE 02062013 047 - CopieLe Poste de commandement

DUNKERQUE 02062013 050La poupe du  Kruzenshtern et sa mâture qui culmine à plus de 50 m

Le Kruzenshtern est aujourd'hui le plus grand des voiliers traditionnels encore en activité et le deuxième plus grand voilier au monde, juste derrière le Sedov (117,5 m), un autre ancien navire allemand battant aujourd'hui pavillon russe.

(A suivre)

19 avril 2013

TRELON - L'Etang de la Folie

TRELON-Monument Frédéric de Mérode1

Ce pavillon de chasse a fait l'objet de nombreuses cartes postales, mais celle que je vous présente aujourd'hui est inédite. En effet, elle offre la particularité de nous montrer un monument érigé sur un petit terre-plein, juste devant le pavillon.  Intrigué par la présence de celui-ci, alors qu'il ne figure sur aucune autre version antérieure ni postérieure (voir ci-dessous),  j'ai pu obtenir une explication grâce à Ph. Collin que je remercie. Cette carte postale date de 1930, année du décès de Frédéric de Mérode. Fréderic est le petit-fils de Werner de Merode, qui fut à l'origine des travaux de modification du château au 19e siècle. Fréderic, sans descendance, légua la propriété de Trelon à son neveu Philippe de Merode. Cette colonne surmontée du buste de Frédéric a été érigée pour honorer sa mémoire. Durant la seconde guerre, le pavillon et l'hôtel seront détruits, mais heureusement, la famille aura pris soin auparavant de récupérer le buste de Frédéric de Mérode

TRELON-Buste Frédéric de Mérode

 Le buste de Frédéric de Mérode

TRELON-La Folie6Deux belles cpa du pavillon de chasse avant 1930

Trelon-Le-Pavillon-de-la-Folie

Lien connexe :

http://chris59132.canalblog.com/archives/2012/07/30/24802009.html

19 mars 2013

FOURMIES - La Place Verte au début du XXe siècle

FOURMIES-Place Carnot (2)

C'est la première fois que je rencontre cette cpa sans doute rare. Elle date du début du siècle passé et nous montre en gros plan la Buvette des promenades, plantée au beau milieu de la Place Carnot. On retrouve cet établissement sur d'autres cpa ci-dessous et qui ont déjà été éditées sur le blog.

FOURMIES-Place de La République

Sur cette cpa on découvre la Place en cours d'aménagement où l'on procède à des plantations. L'Helpe Mineure traverse la place et peut être franchie grâce à des passerelles.

FOURMIES-Place Carnot

Un autre aperçu de la Buvette, au fond l'Ecole Victor Hugo.

FOURMIES-Place-verte

Une passerelle sur l'Helpe Mineure

FOURMIES-Place verte

Un concours de pêche sur la Place Verte !

L'Helpe Mineure deviendra ensuite souterraine

FOURMIES-Place Carnot

Sur cette cpa colorisée l'Helpe Mineure a disparu et la Place a été parfaitement nivelée. On distingue encore la présence de la buvette qui ne tardera pas à disparaître pour faire place à un square sur la gauche.

18 mars 2013

AVESNES SUR HELPE- Les Baladins

AVESNES-Les Baladins Denis et Nicolas Cacheux

Cette carte-photo est particulièrement émouvante. En effet, elle représente un groupe musical de jeunes-gens d'Avesnes à la fin des années 60 et l'un des musiciens assis au fond de la carriole n'est autre que Denis Cacheux. Né en mai 1945, à Avesnes-sur-Helpe, il fut, tour à tour séminariste, engagé dans la marine, journaliste à la Voix du Nord, éducateur-animateur, comédien et metteur en scène, chanteur-accordéoniste dans le duo qu'il formait avec Anne Cuvelier sa compagne. Il disparait tragiquement en 2008.  Ancien président du festival "Wazemmes l'Accordéon", en 2010, la ville de Lille a baptisé de son nom le square situé devant la station de métro Gambetta.

 Denis Cacheux-Anne-cuvelierDenis Cacheux et Anne Cuvelier

 Square Denis CacheuxUn des cotés du Square Denis Cacheux devant la station de métro Gambetta, coté rue de Flandre à Wazemmes

1 mars 2013

AVESNES SUR HELPE - L'Imprimerie Riez ***

AVESNES-Etienne Riez

Ce superbe document commercial date de 1887. C'est une facture destinée à la ville d'Avesnes pour l'organisation des fêtes communales. Sur celle-ci on peut lire :

Fourniture de 100 lanternes vénitiennes, 100 cartons de tir pour la Cible Bourgeoise, 1700 carnets de bal * et 200 crayons destinés à ces carnets, à nouveau 200 lantenres vénitiennes et 9 cahiers de musique de 13 feuilles. Le tout pour 109,35 frs.

* Le carnet de bal fait son apparition dans les bals publics vers 1820. Il sert d'aide-mémoire à la femme et contient l'ordre des danses qui sont au programme de la soirée. En regard de chaque danse, elle inscrit le nom du partenaire qui s'est proposé ou celui qu'elle a sollicité.

  AVESNES-Etienne Riez 1 - Copie

Sur cet extrait de carte postale on découvre l'Imprimerie-Papeterie Etienne Riez située au 124 Grand'Place.

 AVESNES-SUR-HELPE-La-Place-d-Armes

Sur cette CPA de la fin des années vingt, on découvre que l'Imprimerie Etienne Riez a été remplacée par l'Imprimerie J. Le Palud (vers 1910)

AVESNES-Place du Général Leclerc

La même boutique aujourd'hui. La Librairie a fait place à une Agence Immobilière

30 janvier 2013

TRELON - La Rue Aristide Briand

TRELON-Rue A

Ce cliché a été pris depuis la rue Aristide Briand en direction de la rue de La Liberté. Ce qui attire l'attention sur cette cpa des années trente, c'est la publicité qui figure sur le pignon du Café de la Poste aujourd'hui disparu. A cette époque ce genre d'affichage publicitaire  fleurissait un peu partout dans la région. Il concernait la firme Fourmisienne "Familial-Radio" qui produisait des poste de TSF, tout comme les Ets "Sonneclair", Société Fourmisienne également .

Familial radio

Ci-dessus une publicité "Familial-Radio" dont le dirigeant était M. G. Dubois. On notera qu'il y a 80 ans, le slogan "Achetez Français" existait déjà. En effet, à cette époque, notre industrie était alors très concurrencée non pas par l'Asie mais par d'autres pays Européens.

 

3 février 2013

WIGNEHIES - L'Eglise Saint Etienne

De New York à Wignehies en passant par La Rochelle et mon blog !

Tout commence en décembre 2012 lorsque j'ai commencé à recevoir de nombreux mails et commentaires rédigés en anglais. Après traduction j'ai compris que des Américains s'intéressaient à l'église Saint Etienne de Wignehies et particulièrement à son chemin de croix, qui selon eux pourrait être une copie ("en mieux") du chemin de croix de la célèbre église St. Stephen’s Church à New York,  peint par le peintre Constantino Brumidi (d'origine italienne) et rendu célèbre aux Etats-unis pour ses fresques au Capitole de Washington ...  

      larochelle_st_LouisStStephenRCextEglise_de_Wignehies

A gauche l'église St. Stephen’s Church à New York, au centre la Cathédrale St Louis à La Rochelle,à droite l'église de Wignehies. Ces trois édifices religieux ont un point commun, le quel ?

... Ces personnes s'étaient adressées à moi après avoir découvert sur mon blog un de mes articles qui concernait précisément l'église de Wignehies. Ils me demandaient aimablement si je pouvais me renseigner, afin de connaître l'origine de son chemin de croix et éventuellement vérifier s'il existait une signature sur les toiles. Après comparaison des photos Françaises et Américaines qui étaient en ma possession, j'arrivais à la conclusion qu'il existait de grandes similitudes entre les oeuvres de Brumidi et celles de Wignehies mais sans pouvoir prouver qui avait copié l'autre, bien que je commençais alors à douter de l'origine des toiles de St. Stephen’s Church.

A propos des chemins de croix: Il faut savoir que les 14 stations placées dans les églises datent du XIXe siècle. C’est en effet le pape Pie IX qui ordonna la diffusion générale des chemins de croix dans les églises par décret en 1871. La production est alors quasiment industrielle. Ces toiles sont copiées dans des ateliers par plusieurs artistes et ne comportent jamais de signature à l’exception parfois de lettres.  Il est donc naturel de penser que la majorité des chemins de croix en France, en Europe et ailleurs sont des copies plus ou moins bien réalisées pour satisfaire à l’obligation et l'urgence imposées par l’église catholique. C’est pourquoi, en l'absence de signature de l'oeuvre, que ce soit à Wignehies à New York et ailleurs, il me semblait impossible d’attribuer la paternité de ce genre de toile à quiconque. 

Rebondissement: Le mois de janvier passé, j'avais abandonné mes recherches, d'autant que je m'étais rendu deux fois à l'église de Wignehies qui était fermée à cause de la neige et du froid. C'est seulement au début du mois de février que j'ai trouvé par hasard des photos haute définition sur la toile qui concernaient le chemin de croix de Wignehies. J'ai alors pu grossir suffisamment ces photos pour découvrir qu'il existait bien une signature à gauche lisible sur certaines toiles :

Wignehies-chemin de Croix 14-signature

Il s'agit de la signature du peintre Parisien Edouard Cabane né en 1857, à coté de cette signature figure une date difficile à lire mais qui pourrait bien être 1874. La preuve, si besoin était, que le chemin de croix  de wignehies est une oeuvre originale de grande qualité tout comme le chemin de croix de La Rochelle qui a été réalisé par ce même peintre. Quant au chemin de croix de Brumini à New York je laisse à chacun le soin de trancher. Pour ma part c'est fait. Il faut cependant noter que la construction de l'église de Wignehies date de 1890 et ce chemin de croix est antérieur à cette date. Néanmoins on peut penser que ces toiles ont été récupérées dans l'ancienne église détruite, tout comme une partie du mobilier.

Station8tnwignehies-Chemin de croix 08 La Rochelle 1 (1)Wignehies-chemin de Croix 08

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 A gauche la station 8 du chemin de croix à New York (Constantino Brumidi), au centre celle de La Rochelle et à droite celle de Wignehies (Edouard Cabane). La ressemblance avec la toile américaine est troublante.

Vous pouvez découvrir 11 des tableaux du chemin de croix de Wignehies en cliquant sur cette vignette :

 

Cliquer sur ce lien pour découvrir le chemin de croix de New York

http://www.brumidiart.com/stationsprint.html


et cliquer sur cet autre lien pour découvrir mon article sur l'église de Wignehies avec ses commentaires :

http://chris59132.canalblog.com/archives/2012/09/15/25104380.html

 

9 janvier 2013

FOURMIES - L'Hôtel de Ville

Sur cette cpa (rare) on découvre l'ancienne mairie (1820) qui se situe Place Georges Coppeaux. La mairie sera ensuite transférée en 1977 Place de Verdun.

 FOURMIES-La Mairie

Devant la mairie vers 1910 est stationné un véhicule automobile, peut-être celui  d'Ephrem Coppeaux qui était maire à cette époque.

 FOURMIES-La Mairie 1

L'ancienne mairie est devenue aujourd'hui Point d'information Jeunesse et Cyber Centre.

 FOURMIES-Ecole Victor Hugo1

Cette cpa du début du XXe siècle nous montre cet immense bâtiment qui abritait l'école Victor Hugo. Il sera transformé pour accueillir le nouvel Hôtel de Ville en 1977.

FOURMIES-Les Bains-douche

A coté de cette école un bâtiment sera construit en 1923 pour accueillir des Bains-douches. En 1973 c'est l'ANPE qui l'occupera pour devenir ensuite la Maison des Associations en 1994.

FOURMIES-Hôtel de Ville (4)

Les mêmes bâtiments aujourd'hui

FOURMIES-Hôtel de ville -Souvenir (2)

L'Hôtel de Ville fait l'objet de différentes cartes postales dont celle-ci dessus que je trouve très réussie

FOURMIES-Hôtel de Ville

FOURMIES-Hôtel de ville (1)

Ici deux photos personnelles de 2012 avec un joli éclairage d'hiver

FOURMIES-Hôtel de ville (3)

FOURMIES-Hôtel de Ville (2)

Il existe même une assiette décorative du nouvel Hôtel de Ville !

11 janvier 2013

LIESSIES - L'Abbaye bénédictine ***

J'ai déjà publié plusieurs représentations de l'Abbaye de Liessies (cliquer ici), celle ci-dessous n'est pas nouvelle mais je vous la livre aujourd'hui dans une version originale en couleurs que je n'avais jamais vue !

121113%20103

Grâce aux agrandissements ci-dessous on peut découvrir les moindres détails et apprécier la qualité de cette gravure (16 x 25 cm) magnifiquement colorée. Elle provient de l'ouvrage « Histoire générale des Pais Bas... » par Jean Baptiste Christyn. Le travail de Foppens à Bruxelles, a été imprimé en 1743.

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18 décembre 2012

FOURMIES - Les Ets Marcel HEROUARD

FOURMIES-Ets Marcel Herouard (C)

Ces trois cpa vers 1930 nous montrent cet atelier de confection de chemises qui s'installera ensuite dans des locaux plus fonctionnels au chemin des Blés. Cette chemiserie (NORTEX) fermera définitivement en 1990. Au sommet de son activité, elle comptait plusieurs centaines d'ouvrières.

FOURMIES-Ets Marcel Hérouard (C)Le personnel de la manufacture comptait 95% de femmes

FOURMIES-Ets Marcel HEROUARD

Il existait également un magasin de détail en ville au 20 rue Cousin Corbier, aujourd'hui occupé par un opticien

FOURMIES_Ets_H_rouard

Outre ces cartes postales anciennes, il reste encore aujourd'hui quelques souvenirs et objets publicitaires du passé glorieux de la chemiserie Fourmisienne

CaptureEts_Marcel_H_rouard

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CHRISNORD TRELON (Nord)
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